30 octobre 2007
Le Couvent des Ursulines - Quartier des Ormeaux
C'est en 1847 que les Ursulines achètent le domaine de Ormeaux eu négociant Decherny. Elles y font construire une chapelle et un couvent en 1853. En 1897, l'architecte William Cargill reconstruit la chapelle (c'est celle ci que l'ont peut voir sur la photo) dans un style Art Nouveau. Après le départ de la communauté des Ursulines et le terrain est acquis par un promoteur havrais qui y fait batir un lotissement destiné aux classes moyennes et aisées. L'architecte Georges Noel trace la voirie au coeur de l'ancien parc. afin de desservir les nouvelles villas "art nouveau" ou "néo régionalistes". La chapelle est offerte en 1906 à la communauté des Dominicaines qui à installé dans l'ancien couvent, le pensionnat Jeanne d'Arc (destiné aux jeunes filles).
L'ensemble existe toujours aujourd'hui et est devenu depuis, une école privée catholique. Seul les clochers de la chapelle, fragilisés par les bombardements, ont disparu.
La Chapelle de nos jours (visible depuis la rue Victoria)
L'intérieur de la propriété Grosso (ex Mairie provisoire, ex Conservatoire)
Ces photos présente l'intérieur du Paquebot France (celui de 1912). Envoyé à la casse peut de temps avant la Seconde Guerre Mondiale, ses magnifiques boiseries ont heureursement été sauvegardées. Après le Seconde guerre mondiale, la ville du Havre les as réutilisé pour amménager sa mairie provisoire qui se situait dans la Propriété Grosso (quartier du Rond-Point). Après avoir servit de mairie provisoire, la propriété Grosse à servit de conservatoire jusqu'à recemment. Je ne suis jamais rentré dans cette propriété, mais ont m'a dit que l'intérieur était resté en l'état. Cette propriété mériterait d'être ouverte au publique...
L'Hotel de Ville provisoire (jusqu'en 1958)
29 octobre 2007
Notre-Dame, la survivante...
Il s'en est fallut de très peut pour que la Cathédrale du Havre disparaissent entièrement sous les bombes. A la libération elle s'élevait toute seule avec le Muséeum d'Histoire Naturelle et le monument aux Morts au milieu de 150 hectares de ruines. La Cathédrale Notre-Dame de Grâce à malgré tout subis de très gros dommages, si bien que certains urbanistes antérieures à Auguste Perret avaient un tant envisagé sa destruction. Mais Auguste Perret était un fervent partisans de sa conservation. Il aura tout de même fallut 30 ans de restauration avant de pouvoir y célèbrer une messe. C'est donc en 1973 (année de la création du Diocèse du Havre) qu'elle réouvrit.
Ci dessous, voici la Cathédrale, prise depuis la rue de Paris et 1945. On peut voir qu'un bon tiers de la nef s'est effondrée, les vitraux n'ont pas resisté non plus et ont pratiquement tous volé en éclats exepté ceux qui avaient été mis à l'abris à la campagne juste avant la guerre. Quant à la façade, elle est toujours criblée d'impactes et ne sera restaurée que petit à petit.
28 octobre 2007
Les Docks Vauban, les plus vieux Docks de France
C'est en 1838 que les havrais eurent l'idée de batir ces immenses entrepôts en briques autour de deux nouveaux Bassins, le Bassin Vauban (du nom du canal creusé auparavant par le célèbre ingénieur de Louis XIV) et le Bassin des Docks (aujourd'hui Bassin Paul Vatine). Inspirés du model Anglais (à Liverpool et Londres) premiers docks construits dans le monde, les Docks Vauban, les Docks Café et les Magasins Généraux ont fortement constribué au développement économique du port du Havre. On y stockait toutes les marchandises précieuses qui faisaient la puissance économique de la ville: Le café, le coton, le thé, les épices, le cacao, les liqueurs en tout genre...Ainsi jusqu'au début des années 90, des millions de tonnes de café étaient encore stockés en sacs sous les verrières des Docks Vauban. Les sacs montaient parait-il, jusqu'au plafond...
Pour l'annecdote, pour se prémunir contre les souris et des autres rongeurs, le Port Autononme du Havre élevait une armée bien particulière: des chats, des centaines de chats qui vivaient dans les Docks. Cette armée de matous rendaient de précieux services pour la conservation des marchandises stockées. Par ailleurs pour éliminer les insectes éxotiques, les employés des Docks utilisaient une technique de "rivière" en goutière, ou circulait de l'eau chaude. Ces rivières factices attiraient les insectes qui étaient ensuite piégés.
La révolution du conteneur à petit à petit sonné le glas aux Docks Havrais, qui après plusieurs années de sommeil et d'abandon se sont trouvé une autre utilité...Les Docks Café ont été transformé en palais des expositions, les magasins généraux ont été transformé en bars, restaurants et Night Club, enfin les Docks Vauban vont être transformé en centre-commercial régionnal, avec une centaine de magasins, un cinema, un bowling, des restaurants, musées etc...
Ci dessous, les Docks Vauban à la fin du XIXeme siècle, à l'époque ou la marine à voile avait encore le dessus...Les photos sont prises depuis le Bassin Vauban. On y remarque les bureaux qui étaient situés quai de Marseille, au bout de la presqu'ile Frissard. Ceux-ci ont été détruit lors des bombardements américains de 1942.
26 octobre 2007
Sur les marches du Grand Théatre
Vous reconnaissez tous le Monument aux Morts sur la Place Gambetta, seul et unique construction du quartier ayant résisté aux bombardements de la seconde guerre mondiale. Le voici en 1938, depuis le parvis du Grand Théatre, donnant sur les jardins. Au font, la forêt de mats dans le bassin du Commerce et derrière les premiers immeubles du quartier Saint-François. Une rame de tramway (ligne 2) traverse la place...
25 octobre 2007
L'Hôtel des Sociétés Savantes - Rue de Mexico
L'immeuble, siège des sociétés savantes du Havre à été construit en 1910 sur les plans de l'architecte havrais William Cargill. Détruit en 1944, il se situait rue de Mexico, rue aujourd'hui disparu. Cette rue reliait directement la rue Lord Kitchner à la Place de l'Hotel de Ville. Aujourd'hui c'est la Bibliothèue Armand Salacrou qui occupe son emplacement.
Aujourd'hui, l'hôtel des Sociétés Savantes demeure rue Anatole France, dans un très bel immeuble du XIXeme siècle, face au Temple Protestant.
24 octobre 2007
Avant l'irruption du Volcan
Si le chantier de reconstruction du Grand Théatre détruit pendant la guerre n'à débuté qu'en 1978, c'est que celui-ci a fait coulé beaucoup d'encre. Auguste Perret avait un projet d'Opéra dans le plus pur style néo-classique. Un batiment monumentale de forme circulaire avec une série de colonnades comme à l'Hotel de Ville. Malheureusement Perret est mort avant d'avoir terminé les plans. Les divers autres projets présentés par ses disciples furent tous refusés par la municipalité...finalement suite à l'ouverture du Théatre de l'Hotel de Ville, la reconstruction du Grand Théatre se fit moins présente. Ce n'est donc que 30 ans plus tard qu'il refit surface. Dirigée à l'époque par les communistes, c'est naturellement à un architecte en total contradiction que la municipalité fit appel...Oscar Niemeyer. Le projet était pharaonique à l'époque, tant sur le plan technique que financier. Les derniers dommages de guerres reservés à la reconstruction du Grand Théatre furent englouties et digérées.
Aujourd'hui, alors que la municipalité concentre ses éfforts sur la mise en valeur de l'architecture Perret et sur la rénovation des Docks (je pense bien sur au projet Odyssey21, la Tour Jean nouvel), l'oeuvre d'Oscar Niemeyer n'est pas oubliée et va prochainement être revue et corrigée...bien sur pas avant le prochain mandat.
Et si pour faire sauter le verrou du forum Niemeyer on s'inspirait de ce qu'il y'avait ici avant guerre, c'est à dire des jardins, entre le monument aux morts et le Grand Théatre...L'entrée du grand Théatre donnait diretcement sur la Rue de Paris et les jardins de la Place Gambetta.
la photo ci dessous a été prise dans les années 30 depuis les salons panoramiques du Grand Théatre. Aujourd'hui, l'emplacement de ces jardins est occupé par le Grand Volcan.
23 octobre 2007
Les magasins de la Place de l'Hotel de Ville au début des années 50
Coeur commerçant du centre-ville du Havre, la Place de l'Hotel de Ville à toujours regorgé de commerces en tous genres créant une grande animation sur ses larges trottoirs. Les immeubles de la reconstruction on dignement remplacé les immeubles Haussmanniens du XIXeme siècle, détruit comme tout le monde le sait, par les bombes de la seconde guerre mondiale.
La photo ci dessous à été prise au tout début des années 50, pour ne pas dire fin des années 40. Si la majeur partie des ISAI (immeubles sans affectation immédiate) était terminés, les immeubles au Nord et à l'Est de la Place étaient encore en chantier. Ici, on peut voir la partie Sud-Est de la Place, là ou on trouve aujourd'hui des magasins comme Manoukian, Bébé Bonheur, la Galerie Hammon, Quick etc, etc... Remarquez sur cette photo la façon dont étaient stationnées les automobiles...impossible aujourd'hui vu l'embouteillage qui au niveau de Bvd de Strasbourg.
Enfin, on peut y voir un magasin aujourd'hui disparus, la célèbre épicerie FELIX POTIN (déjà présente ici avant guerre). L'enseigne FELIX POTIN à fait faillite dans les années 90...La totalité des points de vente en France à fermé. Le magasin havrais a été remplacé par le fast food QUICK.
22 octobre 2007
Le Grand Hotel de Bordeaux - LE HAVRE - Place Gambetta
L'Hotel de Bordeaux à la veille de la seconde guerre mondiale. Cette photo à été prise depuis la place Gambetta, au niveau de la rue de Paris. Cet immeuble fut construit à la fin du 18eme siècle, lors d'un grand plan d'urbanisation et l'alignement autour de la Place Gambetta (Place Louis XVI à l'époque). Ce n'est qu'en 1864 qu'il est transformé en hôtel sous le nom d'hotel de "Bordeaux". Il était fréquenté par beaucoup de voyageurs et d'artistes.
Détruit par les bombardements de 1944, l'immeuble fut reconstruit, un paté de maisons plus à l'Ouest (son emplacement est maintenant occupé par la Place Auguste Perret). Il réouvrit en 1959 avec ses 3 étoiles.
L'Hotel de Bordeaux à changé de nom en 2006 pour devenir "l'Art Hotel". Ce majestueux batiment d'après guerre est toujours le digne héritier de son prédécésseur. On ne compte plus les personnalités et artistes qui l'ont fréquenté.
PS: A l'angle de la rue de Paris et de la rue Louis Brindeau se tenait un excellent salon de Thé, "La Marquise de Sévigné".
19 octobre 2007
Le siège régional de la Caisse d'Epargne
La Caisse d'Epargne du Havre, fondée en 1822, occupe des bureaux de l'Hôtel de Ville depuis 1859 avant de s'installer dans cet hôtel de l'architecte Emile Bénard en 1884, Avenue Foch. Elle est transférée en 1937 au 58 Boulevard de Strasbourg, dans un nouveau batiment dû à l'architecte Alexandre Franche. Détruite par les bombardements de la Seconde guerre mondiale (tout comme l'ancien hôtel de l'Avenue Foch), la Caisse d'Epargne fut reconstruite à l'Ouest de la place de l'Hotel de Ville par Alexandre Franche (toujours) et Auguste Perret. Depuis la Caisse d'Epargne du Havre couvre un des trois arrondissement banquaire de la Normandie.
Si dessous, la Caisse d'Epargne (avenue Foch) à l'emplacement de l'actuel Cinema UGC Les Clubs.
Perspective de l'Avenue Foch en direction de l'Est...

















