28 novembre 2007
Prestige ou Aveuglement de la France ???
Mai 1935. Un reportage cinématographique réalisé par Gaumont se fait l'exergue du départ du Paquebot Normandie pour sa traversée inaugurale de l'Atlantique. Tout commence par une visite de la nouvelle Gare Transatlantique, quai Joannes Couvert. Le Havre est alors a l'apogé de son rayonnement, la ville est en fête. La marine marchande Française inaugure son plus beau vaisseau, qui est en même temps le plus grand navire du Monde. Le reportage nous montre la foule autour du Sémaphore et de l'avant Port. Le "Normandie" est salué par des milliers de personnes amassées le long de la digue Nord.
Au même moment, le second reportage nous montre que l'Allemangne (dirigée par le Chancelier Hitler) n'est pas en restes. Le reportage se fait l'écho d'une grande fête de la marine commerciale à Hambourg...mais bien sur la marine militaire est elle aussi présente. Une impressionante foule bien ordonnée hurle le salut d'Hitler...on est loin de la foule havraise bonne enfant qui s'apprête à "fêter" 1936. Semble t'il personne réuni ici au Havre en Mai 1935 se rendait compte que de l'autre côté du Rhin, l'Allemagne Nazi avait rompu le traité de Versailles (les empêchant de se réarmer).
Dans ces deux reportages on se rend bien compte que la France à laissé monté le régime Nazi sans intervenir est restant presque aveugle. Alors que notre beau pays était réuni au Havre pour fêter sa puissance maritime, qui pouvait imaginer que 5 ans plus tard tout ceci aurait disparu ??? Adieu le Paquebot Normandie, adieu la magnifique Gare Transatlantique, adieu les monuments les belles maisons à colombages havraises...et qu'adviendra t-il de tous ces gens amassés le long des quais 5 ans plus tard ???
Décidement, je crois que la France n'a pas voulu affronter la vérité en face. Lorsque je vois ce reportage, au risque de choquer je me dit que notre beau pays n'a eu que la monnaie de sa pièce...
POUR VOIR LE REPORTAGE:
http://picasaweb.google.com/normandiememoire/Videos19101969/photo#5101442837889139570
27 novembre 2007
Le quartier Notre Dame en chantier
Au début des années 50, au coeur de ce qui était le centre historique du Havre s'élevait au milieu de verts pâturages une ville nouvelle, dominée par le vieux clocher de Notre-Dame, inébranlable ni par le temps ni par les bombes...
Les immeubles en chantier sont ceux de la rue de Paris et de la rue d'Estimauville.
25 novembre 2007
Le bassin du Commerce et l'ancienne passerelle du Commerce
Pour faire le lien avec le post d'Yllen du 25 Novembre 2007 http://objectif.canalblog.com/archives/2007/11/25/7007520.html#comments, et celui de Rob du 20 Novembre 2007 http://lehavre.canalblog.com/archives/2007/11/20/6951414.html#comments voici une photo datant du début des années 1960 sur laquelle on peut encore voir l'ancienne passerelle du Commerce. Cette passerelle construite aux alentours de 1870, reliait le Palais de la Bourse au quartier Saint-François. Par miracle elle à résisté aux bombardements de la seconde guerre mondiale ainsi qu'aux dynamitages éffectués par les Allemands à partir d'Aout 1944.
Ce n'est qu'à la fin des années 60 que la vieille passerelle du Commerce fut démontée et remplacée par un ouvrage plus moderne, plus design, en lien avec la nouvelle l'architecture environnante. Pour l'annecdote, quelques scènes du film "Un homme marche dans la ville" ont été tournées sur cette passerelle en 1947.
PS: au premier plan, l'ancienne piscine flottante du CNH.
Face au nouveau Palais de la Bourse (actuel Casino)...
La passerelle du Commerce avant guerre, face à l'ancien Palais de la Bourse.
23 novembre 2007
Restaurant LOUIS GAS, 37 Grand Quai, 76600 LE HAVRE
Cette photo nous présente un des nombreux restaurants qui s'alignaient le long du Grand Quai (Quai de Southampton), face aux l'embarcadères pour Honfleur, Deauville, Ouistreham, Saint Malo et Southampton. Cet immeuble devait dater du XIXeme siècle (très moderne pour le quartier). Son architecture ressemble beaucoup aux immeubles de la Place Thiers, de Danton ou du Cours de la République (datant de la même époque).
La photographie étant très rare au milieu du XIXème siècle, forcement elle attirait l'attention de beaucoup de monde. Ca serait sympa aujourd'hui je trouve, que tous les habitants d'un immeuble soient photographiés à leur balcon...
22 novembre 2007
Dans la categorie "immeuble bizard"...
Comme à l'angle de l'Avenue René Coty et de la rue Ernest Renan, il existait au bout de la rue de Paris, à la jonction avec la rue d'Estimauville un immeuble que l'on surnommait "le bout rond". Cet immeuble se situait au coeur du vieux Havre, face au Grand Quai (Quai de Southampton) et à côté du Musée des Beaux Arts.
Ci dessous, le tramway de la ligne 2 (Frascatti/Notre-Dame - Graville/Soquence) s'apprête à partir. L'urbanisme de la rue de Paris avait de quoi faire peut. Imaginez un peut le travail de réhabilitation qu'il y'aurait si Le Havre n'avait pas été bombardé, mais bon, ca avait son charme. C'était déjà moins charmant pour les habitants qui vivaient dans ces vieux quartiers
Autre vue...l'immeuble dit "le bout rond" ressemblait à une étrave de navire, séparant deux rues.
20 novembre 2007
La rue Thiers après guerre (actuelle avenue René Coty)
LA RUE THIERS - Avenue René Coty
Clein d'oeil à Philippe
Voici la rue Thiers probablement entre 1945 et 1950. La photo a été prise depuis l'immeuble au dessus de la Grande Pharmacie Thiers, face à la brasserie du Funiculaire.
A droite, la rue Ernest Renan. Quelques maisons provisoires occupaient la place d'un immeuble détruit par une bombe pendant les raids de la RAF.
A gauche, la rue Thiers (avenue René Coty) et les rails de la ligne 2 du tramway "Notre-Dame - Soquence" (Hotel de Ville - Graville après la guerre). On reconnait sur la gauche, l'immeuble ou vécu l'écrivain Raymond Queneau aux alentours de 1913. Son appartement se situait au premier étage et ses parents tenaient la Mercerie juste en dessous (c'est aujourd'hui le salon de coiffure Camille Albane). C'est ici que Raymond Queneau eu l'idée d'écrire "Un Rude Hiver" entre autres.
Au centre de la photo, un drôle d'immeuble, détruit il y'a quelques années pour faciliter l'accès à la rue Ernest Renan. Le primeur à tout bonnement déménagé juste derrière (magasin LE FRUITIER). Aujourd'hui, l'immeuble qui fait l'angle (au dessus d'Optique Thiers et de Yves Rocher) est en plein travaux de réhabilitation. Tout y a été refait, il faut dire qu'il en avait besoin !
Vous remarquerez enfin que dans la rue Thiers, une église ou une chapelle s'élevait à l'emplacement de l'actuelle Armée du Salut (ce n'est surement pas un hasard). La facade était un peut plus en retrait par rapport à la rue. Si quelqu'un à plus d' informations à son sujet, je suis preneur.
19 novembre 2007
Le retour du Paquebot ILE DE FRANCE au Havre (1949)
Au lendemain de la guerre, le paquebot ILE DE FRANCE, vieux transatlantique lancé en 1928 rendit de précieux services à la Compagnie Générale Transatlantique qui avait perdu les deux tiers de sa flotte pendant le conflit. Avec le paquebot LIBERTE (ex paquebot Allemand EUROPA), l'ILE DE FRANCE tentait de remplacer tant bien que mal le NORMANDIE (incendié en 1942 à New York) sur la ligne Le Havre - New York. Dès 1947, l'ILE DE FRANCE eu le droit à une cure de jouvence à Saint Nazaire ou il perdit sa troisième cheminée. La Compagnie Générale Transatlantique qui devait affronter la concurrence de la Cunard avec ses Queens (Queen Mary et Queen Elisabeth) ne pouvait plus faire face à la course de vitesse et prefera miser sur la qualité. Les américains surnomaient l'ILE DE FRANCE, la "Rue de la Paix" de l'Atlantique.
Le voici donc en 1949 au départ du Havre, ville qui était à l'image de la French Line c'est à dire en ruines. (vue prise depuis le Casino Marie Christine d'Espagne)
De retour au Havre après sa première traversée transatlantique de l'après guerre...
L'ILE DE FRANCE le long du Quai Joannes Couvert (la Gare Transatlantique n'a pas encore été reconstruite)
18 novembre 2007
Il y'avait du monde au balcon sur Marie-Christine
Cette photo à été prise quelques années avant la seconde guerre mondiale au balcon de l'aile Ouest du Casino Marie-Christine d'Espagne. Au fond, Sainte-Adresse, le Nice Havrais, le Pain de Sucre et Notre-Dame des Flots.
16 novembre 2007
Symbolique des 30 glorieuses...
On peut dire que la plupart des grandes villes Françaises et étrangères possèdent leur propre image, une image "d'épinale" comme on dit, un symbole qui dès le premier coup d'oeil fait dire à quiconque: Tiens, Marseille c'est Notre-Dame de la Garde, Paris c'est la Tour Eiffel, les villes du Nord se sont leurs beffrois, New York c'est la Statue de la Liberté. Dans l'imaginaire collectif, Le Havre avait également sa propre image "d'épinale". Quel gamin n'a jamais eu dans son livre de géographie, un livre un peu désuet comme souvent, une photo des deux tours de la Porte-Océane encadrant le Paquebot France ayant pour légende "Le Havre, grand port Français au Nord Ouest de la France"...
Au delà de cette image que tout écolier à eu dans les mains, cette photo avait une autre symbolique dans les années 60...la renaissance de la France, symbolisée par sa puissance maritime et ses capacités à rebatir une ville toute entière. Nul doute que pendant de longues années Le Havre à été le symbole des "30 glorieuses"...
En ce début de XXIeme siècle, cette image fait desormais partie de l'histoire et du patrimoine mondial. Aujourd'hui les regards se tournent vers d'autres continents. Dans d'autres mesures le développement soudain de mégalopoles comme Shanghaï incarnent une culture et une économie de plus en plus globalisée...(PS: Un excellent reportage à été diffusé ce soir sur Thalassa à ce propos).
15 novembre 2007
Le Havre année zéro...
Lors de sa visite au Havre en Octobre 1944, le général De Gaulle proclamera du balcon de la sous Prefecture "J'ai l'honneur de saluer Le Havre, blessé pour la Patrie, mais libéré et vivant"...
Voici donc le spectacle qui s'offrait aux havrais depuis l'avenue Felix Faure, un chaos indescriptible et démoralisant. La cité Océane était alors la ville la plus détruite de France et le port le plus sinistré d'Europe. La photo ci dessous a été prise en Février 1945, et la ville brulait encore au niveau du quartier des Halles et de Saint-Joseph. En 1945 Le Havre repartait vraiment de Zéro, il n'y avait plus rien. Nous pouvons féliciter nos parents et/ou grands parents pour le travail titanesque de reconstruction.


















