31 janvier 2008
Fallait-il détruire Saint Léon ?
Dans son excellent bouquain "Fallait t'il casser une église", prémice d'une longue série, Gilbert Betton nous narre l'histoire du quartier Saint-Léon, autour de son église détruite pour risque d'éffondrement, en 1987.
L'existence de l'eglise Saint Léon est relativement récente, tout comme son quartier d'ailleurs. La première église fut ouverte le 27 Février 1887. Du fait de l'explosion démographique dans le quartier, les 500 à 600 places que contenait l'église devinrent vite insuffisantes..
Le 6 Juillet 1913, la première pierre d'une nouvelle église fut posée par Mr Le Chamoine Delestre, vicaire au Havre. Le chantier continua durant toute la première guerre mondiale et fin 1916 il ne restait plus que le clocher à construire. Cette église avait la particularité d'être construite en ciment aggloméré, ce qui lui sera fatale !
En 1920, l'Eglise Saint Léon (qui n'avait jusqu'à présent que le titre de chapelle), devint Eglise paroissiale. En 1925, la construction du clocher haut de 58 mètres s'achèva. En octobre, il reçu son bourdon ainsi que ses trois cloches.
En 1939 l'Eglise Saint Léon est encore inachevée. Elle ne sera jamais terminée. L'édifice connaitra les conséquences dramatiques de la guerre. Au mois de Mars 1943, lors d'un bombardement nocturne, une bombe de gros calibre vint s'écraser au pied du clocher, sur le boulevard de Graville. Tous les vitraux volèrent en éclat et le grand orgue fut en grande partie détruit.
Cette église qui fut renovée et embellit au cours des décennies d'après guerre, ne resistera pas à l'épreuve du temps. La structure de l'église composée de ciment aggloméré au sel marin et d'un acier de mauvaise qualité commencait à donner des signes de faiblesse. Le lundi de Pentecôte 1981, plusieurs blocs se détachèrent de l'abside. En 1983, le porche présentait plusieurs lézardes. Les murs se détachaientt par blocs. Le clocher fragilisé par les bombardements pouvait à tout moment s'éffondrer.
Que faire ? Fallait-il réparer à prix d'or cette église qui somme toute n'avait pas une valeur patrimoniale exceptionnelle ? Finalement, le disocèse du Havre décida en accord avec accord Mr Sudreau, êveque du Havre, la démolition de l'église puis sa reconstruction. Le 27 Septembre 1987 commençait la destruction. La construction de la nouvelle église commencera un an plus tard, en Octobre 1988. Cette nouvelle église, simple, n'est pas démunie de caractère et réuni de nombreux éléments de l'ancienne église comme les vitraux, les cloches, l'orgue, l'autel etc...
28 janvier 2008
Vue aerienne du centre-ville au début des années 1980
Après la vue aerienne du centre-ville du Havre en 1938, voici une vue aerienne prise approximativement au même endroit, seulement 40 ans plus tard...
27 janvier 2008
1938: Vue aerienne de la Place de l'Hotel de Ville à la Place Gambetta
Cette vue d'avion de la "Compagnie Aerienne Française" (actuel Air France) à été prise au dessus du centre-ville du Havre aux alentours de 1938. Les 3/4 des batiments présents sur ce cliché n'existent plus de nos jours, détruits par les bombardements de 40 à 44.
Au premier plan, la Place Gambetta, le Grand Théatre avec son dôme et les Galeries du Havre, ilot compris entre la rue de Paris, la rue Victor Hugo, le Quai Georges V et la rue Edouard Larue. Les Galeries du Havre seront ravagées par un immense incendie suite aux bombardements nocturnes de Juillet 1941. L'incendie fut tellement important qu'on fit appel aux pompiers de Fecamp, Bolbec et Rouen.
Au second plan, la Place de l'Hotel de Ville, son jardin et son "Petit Louvre", nom donné par les havrais à leur Hôtel de Ville. Cette place était encadrée par des immeubles de type Haussmanniens. Juste derrière l'Hotel de Ville, le Lycée de Jeunes Filles, là ou s'étaient retranchés les Soldats Allemands lors de la Bataille du Havre. Le 12 Septembre 1944 il y eu de durs combats entre FFI, soldats Canadiens et Allemands.
25 janvier 2008
LE HAVRE PORT BRETON
Samedi après midi à 16h30 un dicumentaire sera diffusé sur France 3 Normandie: LE HAVRE PORT BRETON
Grâce à des témoignages et des images d'archivres, nous comprendrons pourquoi aujourd'hui Le Havre est la 3eme ville d'émigration bretonne dans le Monde (juste après Paris et New-York). En effet sur près de 260 000 habitants que compte l'agglomération, 40% de la population soit un peut plus de 100 000 havrais seraient originaire de près ou de loin de la Bretagne. Aujourd'hui la culture bretonne est très présente dans cette ville, des quartiers entiers comme Saint-François ou Notre-Dame, qui sont paradoxalement les coeurs historiques du Havre, sont connu comme étant des quartiers "bretons".
Reportage à ne surtout pas manquer Samedi 26 Janvier à 16h30 sur France 3 Normandie.
Voici un extrait du film:
http://www.vodeo.tv/4-32-4886-le-havre-port-breton.html?PARTID=8175
Ci dessous, l'église Saint François, berçeau de la culture bretonne au Havre...
Le quartier Saint-François vue d'avion. Plus q'une Ile, une véritable citadelle urbanistique, une ville au coeur de la ville.
24 janvier 2008
Le Muséum d'Histoire Naturelle
Avant de devenir le Muséum d'histoire Naturelle, le palais qui se dresse devant la Place du Vieux Marché avait pour fonction d'abriter le prétoire, autrement dit le Palais de Justice. Il regroupait les tribunaux du district, le tribunal de police, le jury militaire, la halle aux toiles et aus lins, le poids public, la bibliothèque et déjà une partie des collections du Muséeum. Le batiment fut construit entre 1758 et 1760 par l'architecte Dubois. Il fut totalement dédié au Muséum d'Histoire Naturelle en 1875 date ou le tribunal déménagea dans son nouveau Palais, bvd de Strasbourg. Ainsi le Muséum d'Histoire Naturelle du Havre fut le premier type de musée de ce genre en France, proprement dit.
L'intérieur du Muséum avant la guerre...
Vous pouvez retrouver ces photos sur: http://charles-alexandre-lesueur.info/index-f-alex-explorateur-malediction-serpent.html
Situé au coeur du Vieux Havre il a subis de graves destructions lors du bombardement du 5 Septembre 1944. Une partie des collections avait été évacuée, mais sur ordre des Allemands, une grande partie de la collection de charles Alexandre Lesueur resta au Havre et fut par conséquent incendiée avec le Musée...
La bande déssinée "ALEX L'EXPLORATEUR" explique comment quelques bénévoles ont cherché à mettre à l'abri les collections alors que les bombes tombaient en chapelets tout autour...
Malheureusement, les violents bombardements du 5 septembre 1944 anéantirent le centre-ville du Havre et le Muséum, ainsi que toutes les collections d’histoire naturelle qui y étaient restées faute d'avoir pu être mises à l'abri. Parmi celles-ci figuraient aussi celles que Lesueur avait lui-même constituées. André Maury, alors conservateur, écrivit plus tard :
« Le Muséum d’Histoire Naturelle du Havre se trouvait pendant la guerre dans une zone particulièrement dangereuse. Cependant jusqu’à la date du 5 septembre 1944, le bâtiment et les collections qu’il contenait, n’avaient que peu souffert des quelques 120 bombardements qui s’étaient abattus sur la ville. […] Naturellement, dès le début de l’occupation allemande, on avait procédé à la mise à l’abri des pièces les plus marquantes du Muséum […]. On aurait voulu tout évacuer. L’encombrement, […] l’insuffisance des moyens de transport, les exigences des occupants, le souci légitime de la Municipalité de s’occuper d’abord des vies humaines, interdisant toute évacuation massive. […] Avec un personnel bien que réduit, un service de surveillance de jour et de nuit fut institué pour éviter les causes d’incendie. Mais que pouvaient ces dispositions de sécurité, qui avaient été efficaces jusque-là, contre l’avalanche de fer et de feu qui, pendant deux ou trois heures, devait s’abattre sur la ville, dans la soirée du 5 septembre 1944. Dans ce court laps de temps, par un pilonnage incompréhensible, toutes les richesses accumulées au Muséum pendant plus d’un siècle furent anéanties à jamais. »
Après les bombardements, et à partir du 17 octobre 1944, le personnel du Muséum procéda à des recherches dans les décombres, afin d’essayer de récupérer quelques objets ayant pu échapper au désastre. Ces fouilles s’avérèrent hélas peu fructueuses et les collections archéologiques, minéralogiques et zoologiques léguées à la Ville du Havre par Lesueur et ses héritiers furent définitivement perdues. Seules deux haches en pierre, vieilles de plus de mille ans et découvertes dans l'Indiana, survécurent au terrible incendie. Heureusement, les dessins, aquarelles et manuscrits de Lesueur avaient été déposés dans le sous-sol du Prieuré de Graville dès le début de la guerre et furent ainsi préservés pour la postérité.
Le Muséeum vue depuis la place du Vieux Marché en 1929. Remarquez l'aile droite du batiment qui n'existe plus depuis les bombardements de Septembre 44.
Le Muséum 15 ans plus tard...
Le Muséum aujourd'hui. Il n'a réouvert qu'au début des années 1970...
Actuellement la ville du Havre présente toute une série d'expositions qui font toujours de l'établissement havrais un des plus grand et des plus beau muséum de France
22 janvier 2008
Souvenirs du Havre...
Ces deux photos représentant l'Hotel de Ville et la villa Salacrou à la fin des années 1930 sont très probablement des photos souvenir prises sur le vif par un voyageur en visite ou en escale au Havre... La qualité des photos nous prouve que le photographe n'était pas un professionnel, mais le témoignage est d'autant plus émouvant et nous parrait encore plus proche !
La Villa Maritime (lieu de résidence de l'écrivain Armand Salacrou). Il devait faire un temps magnifique ce jour là !
Le corps central de l'Hotel de Ville. Remarquez en bas a droite le visage d'un homme, peut être votre père, votre grand père ou votre arrière grand père ?
Peut être que dans quelques décénnies, vos photos à vous bloggueurs du Havre et d'ailleurs, constitueront autant de témoignages de ce type pour les générations futurs...qui sait ?
Je n'aimerai pas finir comme elle sur un long quai de Californie
Comme disait la chanson de Sardou, la fin est proche pour le paquebot France. Le démantelement vient de commencer sur une plage d'Alang en Inde. Les cannots, l'étrave et certaines parties de la coque ont déjà été retirés...
Avec le démantelement de l'ex Paquebot France et la destruction probable de l'ancienne Gare Transatlantique au Havre, les havrais tirent un trait définitif sur la mythique légende de la FRENCH LINE. Triste fin pour une légende !
Elle est bien loin cette époque maintenant...
21 janvier 2008
La Place Gambetta à l'été 1939
La place Gambetta prise à l'été 1939 depuis l'immeuble du Café Prader, à l'emplacement exacte aujourd'hui de l'Hotel de Bordeaux (Art Hotel). De tout ce paysage, seul subsiste le Monument de la Victoire et le bassin du Commerce. A l'emplacement ou s'élève aujourd'hui le Volcan, s'étalait un magnifique jardin à la française, juste devant le grand théatre. Derrière le bassin du Commerce, nous remarquons également le quartier Saint-François, à l'architecture beaucoup plus hétérogène qu'aujourd'hui. Enfin, tout au fond à droite, nous apercevons la tour du Marégraphe, qui dominait la Gare Transatlantique (quai Joannes Couvert) jusqu'en Juin 1944.
20 janvier 2008
Le Bassin du Roy
Le Bassin du Roy, le plus vieux bassin du Havre. Avant guerre ce bassin historique accueillait encore des bateaux, plutôt de plaisance ou des Yachts ainsi que des bateaux de pêche.
La photo ci dessous a été prise depuis le pont de l'Arsenal.
18 janvier 2008
12 rue de la Fontaine - Quartier Saint François
Cet immeuble situé rue de la Fontaine dans le quartier Saint François (entre la rue du Général Faidherbe et l'eglise Saint-François) à été construit dans la deuxième moitié du 16 eme siècle. Frappée d'alignement en 1928, elle devait être détruite pour laisser la place à un ambitieux projet de réhabilitation du centre historique du Havre. Finalement, les bombardements de 1944 firent le travail plus rapidement que les urbanistes...



















