Le Havre en photo

L'Histoire du Havre en photo...

24 février 2008

Prémonition ?

Cette photo à été prise depuis la rue Pasteur en Septembre 1944. Au premier plan nous distinguons le quartier du Rond Point et la grande façade blanche du Magasin TATI (ancien Cinema L'EDEN).

Au moment ou la photo à été prise, le port était sous le feu d'un raid aérien. Nous pouvons remarquer la puissance des explosions, avec cette gerbe de feu, de fumée et de débris qui s'élevait à l'emplacement de l'actuelle centrale thermique. D'ailleurs en regardant bien on croirait presque voir la silhouette de la centrale EDF...Prémonition ?

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22 février 2008

Une vision bucolique du Havre au début des années 50

En clin d'oeil au billet de Damien, http://lehavredavant.canalblog.com/archives/2008/02/22/8048027.html#comments voici une vue du centre ancien du Havre prise depuis la station haute du Funiculaire, rue Felix Faure. Loin de l'image qu'on se fait de la Cité Océane trépidante, en pleine reconstruction, cette photo nous montre un visage paisible et bucolique d'un grand port de province. Cette vue nous ferait presque oublier que 6 ans plus tôt un avalanche de bombes s'abattait sur Le Havre.

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En bas à droite nous pouvons voir le début de la rue Gallieni et l'immeuble de la Grande Pharmacie Thiers. Au centre de la photo s'étend l'historique, le mythique Lycée François Ier, je serais tenté de dire la "Sorbonne Havraise" tant son passé riche. A droite, on reconnait le temple Protestant. Juste au dessus du lycée François Ier, rue Jean Baptiste Eyries, a côté du bureau central des télécommunications se dressait une église, l'Eglise de l'Immaculée Conception. Plus au sud encore, derrière le toit du Palais de Justice, l'impressionante masse du Franklin Building, seul véritable touche de modernité au coeur de ces anciens quartiers. A l'origine cet immeuble devait être construit en 1939 pour le compte de la United States Lines (compagnie concurrente de la French Line) mais ce n'est qu'en 1946 que débuta le chantier. Ce fut le premier immeuble du Havre à être mis en chantier après la guerre.

Au fond, le port, ses grues, ses paquebots. Là aussi il est difficile de croire que 6 ans plus tôt c'était encore le port le plus sinistré d'Europe. Au début des années 50 le port avait encore sa configuration d'avant guerre. Ce n'est qu'à la fin des années 60 que la centrale thermique fut construite sur des terrains gagnés sur l'estuaire. Au début des années 70 le port du Havre triplera sa surface grâce à l'ouverture de l'Ecluse François Ier (la plus grande écluse du Monde) puis plus tard grâce à Port 2000...mais ceci est une autre époque !

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19 février 2008

LE HAVRE BRULE T'IL ?

Juin 1940, le ciel de la capitale française s'obscursit. Paris brule t'il ??? Non, c'est Le Havre qui brule !!! à 220 km à vol d'oiseau de la Cathédrale Notre-Dame…

1939 - Le Havre à la veille de l'invasion Nazi s'apprête à vivre des heures tragiques. L'annonce par la presse de l'époque "Petit Havre et Havre Eclair", des bombardements de Rotterdam, Anvers, Amsterdam par les Stukas de la Luftwaffe fait craindre le pire aux havrais. Tout le monde sait que la Cité Océane sera aux premières loges du "Blitzkrieg" Allemand lorsqu'ils envahiront la France. Les havrais se préparent, on colle du ruban adhésif aux fenêtres, on recouvre les monuments de sacs de sable, on calfeutre les phares des véhicules, des ballons captifs se dressent dans le ciel. La municipalité distribut des masques à gaz à toute la population, hommes, femmes, enfants, vieillards, bébés… A l’école on apprend aux petits havrais comment réagir en cas de raid aérien. Partout Le Havre se ouvre d’abris, de tranchées. En centre-ville les caves de certains immeubles sont aménagées en abris de grande capacité.

Mai 1940 – c’est la guerre. Cela de fait plus aucun doute, les armées Nazi envahissent la France. Comme en 1914, Le Havre se transforme en base arrière des armées alliées…mais très vite c’est la débâcle. Les Allemands se rapprochent de plus en plus du Havre. Comme à Dunkerque, les Anglais tentent de rapatrier leurs armées en urgence. Les Allemands sont déjà dans le ciel du Havre. Les premiers bombardements on lieu fin Mai. Les toutes premières bombes recensées tomberont juste en face du Nice Havrais, face à l’Hôtel Dufayel et sur l’Eglise Sainte Marie.

Juin 1940 – Les Allemands sont aux portes de la Normandie. Au Havre c’est la panique. Les allemands bombardent jours et nuit. Les entrepôts du quartier de l’Eure, les Magasins Généraux, les Docks Vauban brûlent uns à uns. Rouen est pris le 9 Juin et l’armée de Rommel fonce vers Le Havre. Les havrais tente de quitter la ville par n’importe quel moyen, barque, remorqueur, cargo, bouée. Des témoins diront que les quais de la ville étaient semblables à un navire qui sombrait, tant c’était la panique. Il faut dire que dans l’imaginaire local et dans la propagande de la presse locale les Allemands étaient incarnés par des ogres sanguinaires avec le couteau entre les dents. Le Dimache 9 Juin, Le Havre est sans cesse bombardé, les quais sont mitraillés, c’est là qu’à lieu la tragiquement célèbre catastrophe du Niobé en rade du Havre (800 morts). En cette fin de journée l’atmosphère de tragédie du aux bombardements, aux centaines d’incendies, et à la panique générale est amplifiée par le début des incendies volontaires des installations pétrolières afin de priver les Allemands de ces réserves stratégiques. Les Bacs de la CIM sont incendiés en début d’après midi, suivi le lendemain par les bacs de la CFR (Raffinerie de Gonfreville l’Orcher) puis par ceux de la société Desmarais (quartier de l’Eure).

Ci dessous, une photo des incendies des Bacs de la CIM prises depuis la Plage de Trouville sur Mer. On appercoit en arrière plan la côte et la ville haute du Havre. Les fumées très impressionnantes s'élèverons jusqu'à 2000 mètres d'altitude et ferons vivre les havrais pendant plusieurs jours dans une quasi obscurité. En pleine journée de Juin, en centre-ville du Havre, les voitures devaient rouler avec les phares allumées. Ces fumées ainsi que celles des raffineries de Rouen seront visibles jusqu'à Paris !!!

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Dimanche 9 Juin 1940, depuis le quai de Southampton, en centre-ville du Havre. Une atmosphère d'apocalypse règne. La photo a été prise en direction de l'Est. A gauche, le siège du Port Autonome du Havre et au centre le bassin de la Citadelle, actuel Terminal Ferry...

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Après la prise du Havre, les pompiers allemands tentent en vain d'éteindre les incendies de la CIM...

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Survol de la CIM par un avion de reconnaissance Allemand, 1 moi après les incendies...

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La CFR (Compagnie Française de Raffinage) plus couramment appelée Raffinerie de Gonfreville l'Orcher...photos prise après les incendies.

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Vue prise depuis le chateau de Gonfreville l'Orcher

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Les Allemands se serviront de ces photographies aeriennes pour faire de la fausse propagande. Ainsi, dans le journal Nazi "Der Adler" grâce à un judicieux montage photo, ils feront croire que la Raffinerie de Gonfreville est une raffinerie Anglaise bombardée par un Stuka Allemands...

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Etat d'un bac de la CFR après l'incendie...l'image se passe de commentaire.

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15 février 2008

Expérimentation de l'autobus volant entre Le Havre et Caen dans les années 50

A la fin des années 50, la Normandie pouvait se prévaloir d'un mode de transport en commun unique en France: le Bus Volant, sorte de super hélicoptère de ligne surnommé aussi la "banane Volante". En effet, à la fin des années 50 la Pont de Tancarville étaient encore en chantier et celui de Normandie n'était même pas encore envisagé. Il fallait bien trouver un moyen de transport éfficasse et rapide entre Le Havre et "l'autre côté de l'eau".

Comme l'indique ce reportage de l'INA, l'autobus volant, exploité par la CNA, reliait Le Havre à Caen via Deauville. Au Havre les passagers embarquaient et débarquaient face à la Porte Océane, sur l'esplanade de la Plage. A Caen les passagers embarquaient et débarquaient au milieu de la "Prairie" (juste à côté du centre-ville).

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&from=fulltext&full=caen+Le+Havre&num_notice=1&total_notices=2

N'étant pas au Havre en ce moment, je vous donne RDV la semaine prochaine...

@ très bientôt, Geo

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10 février 2008

Un tramway sur la ligne 8, avenue de Frileuse à Sainte Cécile (fin des années 40)

Tous les havrais connaissent l'actuelle ligne 8 exploitée par la CTPO "Bus Océane", une des lignes de bus les plus chargée du reseau. Jusqu'à la fin des années 40, cette ligne était exploitée par des tramways. Elle reliait la Gare du Havre au quartier d'Aplemont via le tunnel Sainte Marie sous la rue Pasteur.

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Après la guerre, le tunnel Sainte Marie était devenu inutilisable car il avait été transformé en abri de défense massive et en entrepôt de munitions pour le compte des Allemands. Ainsi dès 1945, la ligne 8 repris du service mais en faisant un immense détour par l'Hotel de Ville, le quartier Saint Roch et l'avenue Georges Lafaurie. Cette ligne traversait de nombreu quartier en ruines mais vait eu la chance de bénéficier des toutes nouvelles rames de tramway, livrées peut de temps avant la déclaration de la guerre. Malheureusement ces rames neuves ne circuleront que 5 ans, remplacées par un mode de transport qu'on disait révolutionnaire: le trolleybus. La ligne 8 fut la première ligne du reseau CTPO à être équipée de trolleybus. Les rames de tramways neuves furent quant à elles venduent au reseau de transport en communs de Saïgon en Indochine.

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09 février 2008

Depuis la coupole du Grand Théatre

Cette photo à été prise depuis la coupôle du Grand Théatre, en direction du quartier Saint Vincent et de Sainte-Adresse. Cette vue nous permet d'embrasser de vue une grande partie du centre-ville d'avant guerre.

En bas a gauche nous aperçevons un mur des Halles Centrales. Un peut plus haut à gauche, nous pouvons voir une partie de chevet de l'Eglise Saint Joseph. Lègerement à droite nous devinons la cime des arbres du Square Saint Roch. Enfin en dernier plan, nous ne pouvons pas manquer l'Eglise Saint Vincent ni l'imposante silhouette de la ville de Sainte-Adresse...

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05 février 2008

En direct du forum Niemeyer

Imaginez...vous vous trouvez actuellement au coeur du forum Niemeyer, entre les deux Volcans. Voici maintenant ce que vous auriez vu au même endroit 64 ans plus tôt...

A l'emplacement du Grand Volcan, un magnifique jardin à la française, agrémenté d'une fontaine. A l'emplacement du Petit Volcan, et de la galerie des ascenseurs: le Grand Théatre. En lieu et place du Cinema l'EDEN, l'Hotel TORTONI. A l'époque la rue Racine se situait devant le Grand Théatre et l'Hotel Tortoni. Si cette rue n'avait pas été déplacée après la guerre, elle couperait le forum Niemeyer en plein milieu. La rue Racine "reconstruite" se situerait aproximativement derrière le Grand Théatre.

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03 février 2008

Rue Voltaire - Place Gambetta

Cette photo date de la fin des années 1930. Elle a été prise depuis la Place Gambetta à l'angle de la rue de Paris et de la rue Voltaire. Sur la droite nous pouvons voir une partie du Marché aux Fleurs avec au premier plan les fameuses "Jardinières à Meyer", surnom qu'avaient donné les havrais pour qualifier les centaines de jardinières qu'avait fait installé le maire de l'époque.

Sur la gauche, les immeubles de la rue Voltaire et leurs commerces. Bien qu'entièrement reconstruite après la guerre, la physionomie de cette rue n'à pas trop changée. Les belles automobiles d'avant guerre ont laissé la place aux flots de véhicules d'aujourd'hui. Le marché aux fleurs de la Place Gambetta à quand à lui laissé la place au Grand Volcan.

Remarquez au fond la silhouette du Grand Hôtel TORTONI, un hôtel haut de gamme qui abritait un café restaurant sous les arcades, très appréciés des havrais. Des concerts gratuits y étaient offerts le Dimanche pour la sortie du Théatre.

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