29 mars 2008
1947: Reconstruction de la Forme de Radoub N°7
Les photos ci dessous présentent le chantier de reconstruction de la Forme de Radoub N°7, une des plus grande cale sèche d'Europe qui à accueillit entre autre le NORMANDIE, l'ILE DE FRANCE, le PARIS, le LAFAYETTE (qui y sera détruit par un incendie en 1938) et qui accueillera plus tard le LIBERTE puis enfin le FRANCE.
Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, le Port du Havre était le port le plus sinistré d'Europe. Tout était à reconstruire. Ce fut jusqu'à l'aube des années soixante une des priorités Nationale de l'Etat Français...
Ci dessous, on voit bien le gigantisme de cette cale sècle par rapport aux hommes. Remarquez également la dimension des cratères crées par l'explosion des bombes...
Une fois la reconstruction de la Forme N°7 terminée, celle ci servit pour la préparation des caissons Phoenix qui serviront à la reconstruction de certains quais comme ceux de la Pointe de Floride, le Quai Herman du Pasquier, le Quai Joannes Couvert etc... Ces caissons Phoenix furent importés du Port Artificielle d'Arromanche car à cette époque la France manquait cruellement de materiaux. Ces caissons qui servirent au Débarquement Allié, sont toujours en place en 2008. Des milliers de passagers de paquebots de Croisières foulent ces quais sans savoir qu'ils marchent sur des "monuments historiques"... (enfin façon de parler) !
22 mars 2008
LE HAVRE CAPITALE DU DISCO...
Hier soir j'assistais à l'avant première du film DISCO au Gaumont Montivilliers. Réalisé par Fabien Onteniente, c'est un des films les plus attendu de l'année et qui espéront le aura autant de succès que le précédent filmde ce réalisateur, CAMPING.
La sortie Nationale aura lieu le 2 Avril Prochain donc je ne vous en dis pas plus hormis que j'ai beaucoup aimé et beaucoup rigolé. D'ailleurs cet avis était partagé par l'ensemble du public...
Notre ville, Le Havre tiens un rôle majeur dans ce film. D'après ce que nous ont dit Fabien Onteniente, Franck Dubosc, Emmanuel Béart et Samuel Le Bihan, ils ont beaucoup aimé cette ville, qu'ils ont trouvé très cinématographique. Le réalisateur est vraiment tombé amoureux du Havre vu la façon dont ils nous en à parlé.
Le film commence par un survol en helicoptère au raz de la mer, puis se prolonge sur la plage et enfin, une magnifique vue aerienne du centre-ville le tout sur la chanson de Boney M, "SunnY"...http://www.deezer.com/track/26535
Voici globalement la vue du Havre que nous avons au début du film...
20 mars 2008
De Mono'p à Coty
La Place Thiers au début du XXeme siècle. Ce quartier du centre-ville du Havre est marqué par l'architecture du bourgeoise du XIXeme siècle avec ces immeubles de 5 étages en briques jaunes et pierres de taille. Ce quartier a depuis toujours été l'un des quartiers les plus commerçants du Havre. Certains commerces ont une réputation à travers toute la Normandie, comme les Bijouteries Milliaud et Lepage, la chemiserie Reyna-Ponce (actuel ETAM), les parapluies Aubin (actuel Antonelle), "Nos Tissus", la Grande Pharmacie Thiers et bien sur MONOPRIX et le PRINTEMPS (A la boule d'Or). De l'autre côté de la rue, nous pouvions trouver au 1 rue Edouard Corbière la Droguerie Brunet et au 3 de la même rue, là célèbre Patisserie Bruneau&Roche (actuel Cine-Bank). De l'autre côté de la Place Thiers, l'actuel Credit Lyonnais abritait un magasin de Pianos. Tous ces commerces ont pour la plus part traverser les époques et les péripéties, gage de qualité et de reconnaissance des havrais...
Au début des années 1930, MONOPRIX s'installe Place Thiers, entre la Bijouetrie MILLIAUD et la Grande Pharmacie Thiers. Le magasin MONOPRIX du Havre, filiale des Galeries Lafayette, groupe qui possède également les GALERIES DU HAVRE (rue de Paris) fait partis des tous premiers magasins MONOPRIX crées en France. PRISUNIC (filiales des magasins PRINTEMPS) ne tardera pas à s'installer dans le même quartier, en face de la Banque de France.
En Aout et en Septembre 1941, en pleine période de raids quotidiens de la RAF, deux bombardements ravagent le quartier. Dans la nuit du 14 au 15 Septembre 1941, le PRINTEMPS et la Bijouterie Millaud sont totalement détruits. MONOPRIX disparait dans un immense brasier. Ces raids nocturne seront particulièrement meurtriers.
Aout 1941...premiers dommages causés au Printemps et à Millaud
MILLAUD:
Le PRINTEMPS:
Septembre 1941...nouveau bombardement. Il ne reste plus rien de la bijouterie MILLIAUD et du PRINTEMPS...
15 ans plus tard. Voici un photo prise vers 1956-1957 sur la rue Thiers à l'angle de la rue Edouard Corbière au niveau de l'actuel Point Presse "MAG PRESSE". Les immeubles détruits par la guerre ont été reconstruits. L'immeuble au dessus d'ETAM et de la Bijouterie MILLAUD est encore en chantier... MONOPRIX s'est réinstallé au même emplacement qu'avant guerre. Sa façade occupe tout le Rez de Chaussé du nouvel immeuble. En cette fin des années 50, la vie reprend petiti à petit comme avant guerre dans ce quartier du centre-ville...Les havrais retrouvent leurs magasins habituels plus ou moins au mêmes emplacements.
Comme vous pouvez le voir ci-dessous, l'architecture de la reconstruction tranche avec les immeubles du XIXeme siècle environnants. Le style permet de créer un jonction en douceur avec Le Havre de Perret et Le Havre d'avant guerre.
Remarquez sur la gauche de la photo, les lampadaires d'avant guerre, les célèbres "lampadaires à Meyer" en clein d'oeil au maire de l'époque.
En 1999, un immense chantier à boulversé tout le quartier, il s'agit du Centre Commercial René-Coty. 30 000 m2 de commerces sur 3 étages, regroupant 80 grandes enseignes nationales et une dixaine de cafés et restaurant et 900 place de parking en souterrain. MONOPRIX à du déménager de son emplacement d'origine. Cette institution havraise à été intégrée au centre commercial et se situe desormais derrière le PRINTEMPS.
Aujourd'hui l'ancienne entrée principale de MONPRIX à laissé la place à une des entrées du Centre COTY, couplée à un restaurant "Mac Donald's" et une sandwicherie "La Brioche Dorée".
19 mars 2008
Le Havre va definitivement changer d'époque...
Comme nous le disais Tony sur son blog www.rosconvallin.canalblog.com, via un reportage de France 3 (VUES SUR MER) dans lequel il a interviewé, la Gare Transatlantique du Havre abandonnée depuis le milieu des années 70, va être détruite. Les prémices du projet de "Port 2020" mettrons donc fin dans le courant de cette année à un des derniers vestiges visible de la FRENCH LINE a Havre.
Regardez ce magnifique raportage de "VUES SUR MER" c'est très émouvant. Max Bengtson (auteur de nombreux livres sur Le Havre) et Tony Rosconvallin (qu'on ne présente plus) nous font découvrir ou redécouvrir cette Gare mythique ou les fantômes de milliers de passagers hantent encore les grands hall et les quais...
http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=caen_vuessurmer&video_number=1
Et voici un photo du Grand Hall d'embarquement de la Gare Transatlantique dans les années 60. Vous retrouverez ce hall dans le reportage de France 3...dans un autre état, sans les candélabres et sans les fresques de Jean Dupas, récupérées sur la Paquebot NORMANDIE...
Comme dit le journaliste à la fin du reportage: Le Havre a définitivement changé d'époque...
18 mars 2008
Belle photo couleur de la Gare dans les années 60...
Cette photo couleur d'excellente représente la Gare et son beffroi. Lorsqu'on voit cela on ne peut que regretter la destruction de ce beffroi au style Art Déco très prononcé. Remarquez sur la droite de la Gare, un trolleybus qui circulait sur la ligne 6 (Gare - Bleville) avant 1970.
A venir un reportage sur le Lycée François Ier. Mais pas pour tout de suite car je suis très occupé en ce moment.
07 mars 2008
Le Temple Protestant - Rue Anatole France
Le Havre est une singularité au coeur de la Normandie. Ville d'immigration, Le Havre, tout comme New-York doit son developpement et sa prospérité au multiples vagues d'immigration qui on fait cette ville et ce port depuis la fin du XVeme siècle.
On le sait, Le Havre possède une très forte communauté Bretonne (plus de 40% des havrais sont originaire de la Bretagne). Ce que l'on sait moins, c'est que la Cité Océane possède également une importante communauté Allemande et Alsacienne. La famille de notre Maire, Antoine Rufenacht est d'ailleurs issu de cette vague d'immigration, tout comme Jules Siegfried (maire du Havre au début du XXeme siècle).
Dans les régions de l'Est la religion Protestante est très developpée, si bien qu'avec l'arrivée massive d'Alsaciens et d'Allemands à permi l'implantation au Havre d'une grande communautée Chretienne Prostestante, justifiant l'élévation d'un Temple aux dimensions imposantes en plein centre-ville du Havre, près du Lycée François Ier.
Construit par l'architecte Deconchy, le Temple Protestant du Havre contient 1200 places avec une galerie courant tout autour du batiment. Inauguré le 14 décembre 1862 par le Pasteur Ernest Fontanès il à très vite eu acquis un grand nombre de fidèles.
Ci dessous, le Temple Protestant vu depuis la rue Anatole France (ancienne rue du Lycée). Juste derrière on apperçoit une aile du Lycée François Ier. Cette partie du "fameux" lycée à été détruite pendant le "blitz" de la RAF (Royal Air Force) au début de la guerre.
Le Temple Protestant avant la seconde guerre mondiale, n'avait pas le même visage qu'aujourd'hui. En effet avant les bombardements de l'Autonme 1941, le Temple Protestant possedait un clocher et une facade plus haute. Fragilisé par les explosions, le clocher à dû être abattu peut de temps après afin d'éviter un éffondrement sur la rue.
Ci dessous, les ruines du Temple en 1941. A droite, l'emplacement d'une des ailes du Lycée François Ier, elle aussi détruite.
L'intérieur:
L'orgue dans un triste état...
Depuis la rue Lemaistre...
Après la guerre, la reconstruction se faisait urgente. Les fidèles attendaient avec impatience de pouvoir réintègrer leur Temple. C'est l'Atelier Perret qui se pencha sur sa reconstruction. Le choix fut fait de conserver tout ce qui pouvait être restauré et c'est vers une reconstruction/modernisation que l'Atelier Perret s'orienta. Aujourd'hui le principal Temple Protestant du Havre à conservé son caractère d'antan tout en adoptant la modernité du style Perret avec ses vitraux son plafond, ses claustras etc...
Voici l'intérieur au début des années 50:
AVANT:
AUJOURD'HUI...
Le grand escalier intérieur, à reçu le premier prix d'architecture à Rome en 1990. Maintenant, une visite d'impose...
Vous pouvez voir le Temple d'aujourd'hui sur le site de Jacques:
http://www.photosmaville.com/album-havre-15-1.html
04 mars 2008
Le quartier de la Gare et le Cours de la République - fin des années 60
Cette vue aerienne à été prise à la fin des années 60. On peut voir que le quartier de la Gare n'avait rien à voir avec celui d'aujourd'hui. La construction de l'immeuble LE COLBERT, de l'Hôtel NOVOTEL ainsi que de la Gare Routière la station à donné une image plus claire et plus moderne à ce quartier lourdement touché par les bombardements.
Au nord de la Gare, l'Usine à Gaz (fermée en 1965) à laissé la place à l'Université au début des années 80. L'ancien Palais des Exposition à quant à lui laissé la place au Conservatoire, à la Bibliothèque Universitaire et à une salle de sport. Les entrepôts de la SERNAM on été détruit recemment pour permettre de créer un Champs de Foire en attendant un extension de l'Université.
La destruction malheureuse du béffroi de la Gare à permis l'élargissement du Cours de la République et surtout l'extension du Boulevard de Strasbourg vers le quai Colbert.
A l'Ouest du Cours de la République, le tissu urbain alternait entre immeubles du XIXeme siècle, immeubles de la reconstruction et entrepôts artisannaux. Certains de ces entrepôts on laissé la place à des résidences, et ce n'est pas terminé. Le quartier va encore être transformé après la destruction de la Prison (prévu pour 2009). On parle de la création d'un Espace vert à son emplacement car le quartier manque cruellement d'espace.
Remarquez sur cette photo prise à la veille des années 70, les trolleybus caractérisés par leur couleur ciel et marine. Au fond nous appercevons le Tunnel Jenner et sur la gauche une partie de la Cité des Douanes. Beaucoup plus haut vers l'Est, Caucriauville était en train de naitre. Les premiers immeubles on été construits dans les années 60.
02 mars 2008
Le Monument de la Reconnaissance Belge sur la Plage
Avant la Seconde Guerre Mondiale, le monument de la Reconnaissance Belge, offert en 1924 par le Royaume de Belgique en remerciement des services rendus par la ville du Havre pendant la Première Guerre Mondiale, se trouvait sur l'Esplanade de la Plage, en point d'horizon de l'Avenie Foch.
Cette statue à bien faillit disparaître pendant la Seconde Guerre Mondiale. En effet les Allemands qui manquaient cruellement de métal pour leurs armes, voulaient l'envoyer à la faute. Nous devons sa grâce à de courageux employés de la ville du Havre qui l'enlèveront de son socle et la dissimuleront au nez et aux yeux des occupants...un acte de résistance en quelque sorte !
Si dessous, le Monument de la Reconnaissance Belge sur son socle d'origine, à l'emplacement de l'actuelle esplanade de la plage. On reconnais à droite l'immeuble ou vécu Georges Braque.




















