Le Havre en photo

L'Histoire du Havre en photo...

29 novembre 2009

Les 10 ans du centre Coty [6] - 1995/1996: Le visage du futur Centre Commercial se dévoile enfin.

En 1995, Antoine Rufenacht devient Maire du Havre. Dès son arrivée à l'Hôtel de Ville, sa priorité numéro un fut de relancer le projet de la ZAC Thiers-Coty, victime des indécisions de l'ancienne municipalité et embourbée depuis plusieurs années sous les lourdeurs administratives.

Le SIVOM, ancêtre de la CODAH, se mit tout de suite au travail pour acélérer les procédures d'expropriation afin d'offrir une "table rase" aux futur promoteurs.

Les promoteurs, ce sujet fit couler beaucoup d'encre au milieu des années 90. Le choix fut difficile et risqué. Le SIVOM ne pouvait pas se permettre de se tromper sur ce dossier capital pour le commerce havrais.

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Dès son élection en 1995, Antoine Rufenacht ne cachait pas son intention d'aller vite sur le dossier du centre Coty. Ainsi, il nomma en personne un commerçant dynamique du quartier Saint-Vincent comme adjoint en charge du commerce. De son magasin de motocycles de la rue d'Alger, Jean Michel Morin arriva à la tête d'un dossier sensible mais passionnant et contribua grandement à la réalisation du centre commercial Coty et à l'aménagement de ses alentours.

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La réussite actuelle du centre Coty fut un grand pari à l'époque. Seul un commerçant expérimenté était capable de faire le lien entre un centre commercial de centre-ville et un tissu commercial existant. Ce centre bien étudié à la base est aujourd'hui indissociable de son quartier. La greffe à merveilleusement fonctionné. Jean Michel Morin à beaucoup travaillé sur des exemples d'autres villes qui ont intégré un centre-commercial dans le centre-ville, avec parfois plus ou moins de succès.

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Fin 1995, début 1996, le promoteur et constructeur du centre Coty est enfin connu. C'est un groupe d'opérateurs GEREC & MAB et d'architectes locaux qui se chargera du projet. Comme le dit l'article du Havre Libre (ci dessous), les décideurs ont fait le pari de voir grand, car en effet, le centre Coty faisait parti des plus grands centres commerciaux de ce genre en France.

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Il faut dire que la prise de décision devenait urgente. Le Havre, 11eme ville de France et 1ere ville de Normandie ne se ventait pas de posséder une friche urbaine de plusieurs hectares en plein coeur de son centre-ville.

Ci dessous, dans l'édition du Havre-Presse du 26 Mars 1996, une photo de la rue Anatole France au niveau du carrefour Gallieni. Une photo qui semble sortir tout droit de la fin des années 1940 à l'époque ou Le Havre n'était que ruines.

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Au cours de l'année 1996, vient le temps de la concrétisation du projet. Le centre Coty tel que nous le connaissons aujourd'hui est dévoilé sous forme de maquette par les promoteurs du projet et les architectes havrais Brocard, Bernet et les architectes parisiens Tribel et Sabatier. Vous remarquerez au centre de la photo la première adjointe au maire, Agathe Cahierre et sur la gauche Jean Michel Morin.

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La maquette est également présentée aux havrais, curieux de voir à quoi ressemblera le quartier Thiers dans quelques années. Pour beaucoup la phrase "On va à Coty" rentrera dans leur quotidien...

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Les promoteurs GEREC et MAB ne chaument pas. A peine le projet dévoilé qu'ils apportent déjà leur lot de grandes enseignes pour la plupart inexistantes au Havre à cette époque comme la FNAC. L'aube des années 90 s'annonce comme un vrai bouleversement dans le commerce havrais... (ca rappel l'actualité récente avec les Docks et les magasins d'usine)

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Fin 1996, les promoteurs GEREC et MAB sont prêts. Le projet est ficelé, la plupart des enseignes se sont manifestées, les dernières acquisitions foncières sont en cours. L'ensemble des acteurs du projet se disent prêt à lancer le chantier au printemps 1997, soit presque 30 ans après les premières études autour de la ZAC Thiers-Coty.

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La construction du centre commercial Coty était une occasion inespérée pour re-dynamiser tout le tissu commercial du quartiers Thiers et plus généralement du centre-ville. L'avenue René Coty sera ainsi intégralement réaménagée en accord avec les commerçants du secteur. Un projet de pietonnisation avait même vu le jour, mes les riverains s'y étaient farouchement opposés.

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Le visage du centre Coty dévoilé au grand public. Une magnifique alliance entre les besoins modernes et les traditions architecturales régionales.

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Et voici l'intégralité du dossier de Presse présenté aux havrais en 1996. Les aquarelles permettent de visualiser les lignes directrices architecturales du futur centre commercial. Vous le constaterez, certaines propositions n'ont pas été retenues, comme ce projet de transformation du parking du Funiculaire en annexe du centre Coty. Dommage !

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Vue aérienne de l'îlot Thiers Coty au milieu des années 90. Le futur centre commercial s'inscrit autour de deux magasins à forte notoriété, le PRINTEMPS et MONOPRIX. Une partie des rues Madame Lafayette et André Caplet furent sacrifiées au profit des allées centrales du centre.

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Comme le montre ce plan, le centre commercial Coty s'inscrit parfaitement au coeur du cheminement piétonnier du centre-ville, avec un linéaire de commerces allant des Halles Centrales à la rue du Maréchal Joffre.

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Et voici les plans en "mille feuilles" du centre Coty, au coeur du quartier Thiers. Un projet bien intégré à son environnement.

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Vue d'architecte depuis la rue Albert André Huet...

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Vue depuis l'avenue René Coty entre la Place Thiers et l'ancien Monoprix. Comme nous pouvons le voir, les promoteurs avaient prévu d'habiller le parking du Funiculaire en mini centre commercial. Un projet qui mériterait d'être remis à l'ordre du jour !

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Vue sur la rue Gallieni, transformée en voie semi-piétonnesemi-piétonne.

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Ci dessous, les coupes intérieur du centre-commercial Coty.

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...et le nouveau plan de circulation qui fit couler beaucoup d'encre. Malheureusement, tout changement dans les habitudes fait toujours grincer des dents. C'est encore le cas actuellement avec le plan de contournement du centre-ville en prévision du chantier du tramway.

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A suivre prochaine, les dernières démolitions sur l'Ilôt Thiers Coty et les préparatifs du chantier...

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27 novembre 2009

Lumières sur la ville...

Aujourd'hui les illuminations de Noel ont été inaugurée par le maire du Havre, Antoine Rufenacht.

Pour la première fois, Le Havre est illuminé à 100% grâce à des Leds, c'est à dire de petites ampoules basse consommation qui transforme certaines rues de la ville en "rivières de dimants".

Les illumintations de 2009 sont bien loin de celles des années 80, qui avaient pourtant leur charme.

Souvenez vous des anciennes fontaines de l'Hôtel de Ville...

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Un petit reportage de Citévision sur les illuminations de Noel 1987, avec en prime un petit message de Christophe Lambert en tournage au Havre.

http://www.youtube.com/watch?v=EfYqqwNiaok

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20 novembre 2009

Mai 1938: Le LAFAYETTE est en flammes... l'ombre de la guerre est déjà sur Le Havre

Le 4 Mai 1938, le paquebot LAFAYETTE, traditionnellement affecté à la ligne Le Havre - New York, est dans la forme de radoub n°7 pour carénage.

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Vers 21h00, au moment de l'allumage d'une chaudière auxiliaire une étincelle se produit et communique le feu à une nappe de mazout. Celui-ci se propage rapidement à une caisse de combustible toute proche. Les pompiers du bord, aidés des Pompiers de la Compagnie Générale Transatlantique dirigés par Mr Lambert combattent l'incendie.

L'incendie prenant des proportions, on fait appel aux Pompiers du Havre sous les ordres du Commandant Dumont. Par malheur , des appels d'air donnent de la vigueur aux flammes qui trouvent un aliment de choix dans les boiseries et atteignent d'abord les compartiments avant, puis ceux arrière, sous le pont promenade.

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Vers 23h00 une immense flamme jaillit au centre du navire presque sous la cheminée: il y'a danger pour les sauveteurs ... La passerelle arrière leur est inaccessible, on lance des échelles de corde mais trop courtes. On sauve un groupe d'hommes avec des échelles à coulisse du fond de la forme de radoub.

Minuit, une passerelle est mise en place à l'avant, on évacue le navire. Il était temps, plusieurs explosions dues aux différents bacs de mazout atteints par les flammes se produisent. En quelques minutes, tout le navire n'est qu'un immense brasier, on récupère une partie du matériel d'incendie... "les tripes font mal, on est impuissant, c'est le feu qui gagne..." Pompiers et marins ont les larmes aux yeux.

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2h00 du matin, les bateaux-pompes du Port Autonome du Havre sont là pour éviter toute extension du feu. L'appel du personnel du navire ainsi que des éventuels ouvriers permet de croire qu'il n'y a pas de victime.

2h30 du matin, le mat avant s'écroule dans un fracas terrible avec des gerbes d'étincelles. A 3h00, reprise des explosions, ce sont des bouteilles d'oxygène qui sautent, les lances grande-puissance arrosent la carcasse depuis le bord de la Forme 7.

Au petit matin, le feu à diminué d'intensité, il y'a moins de flammes, mais une immense colonne du fumée monte au dessus du navire.

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1300 tonnes de mazout sont dans les soutes du navire: pour protéger les installations de la grande forme de radoub, on la met en eau sur une hauteur de 4 mètres, comme celà la coque est réfrigérée et le bateau ne flotte pas. Les remorqueurs de la Transat, "TITAN", "URSUS" et "MINOTAURE" sont prêts à toute éventualité. ILE DE FRANCE à été déhalé par mesure de sécurité.

Le 6 Mai 1938 au matin, l'incendie n'est pas encore totalement maîtrisé, la carcasse refroidit progressivement et les pompiers descendent de plus en plus bas dans le grand squelette.

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Dans le milieu de l'après midi, le feu est éteint. Le 26 Mai, le LAFAYETTE est conduit au quai de 175 mètres: Le déhâlage à des allures de cérémonie funèbre devant une foule immense.

L'incendie à fait une victime. Vers les couchettes métalliques les ouvriers ont retrouvé quelques vertèbres, une boîte crânienne et un morceau de tibia... on ne saura jamais qui à péri dans l'incendie.

La carcasse du grand paquebot sera ensuite conduite à Rotterdam pour y être découpée.

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15 novembre 2009

Le commerce Havrais et les grandes Enseignes

Alors que Le Havre vient d'inaugurer il y'a quelques semaines le plus grand centre commercial de son histoire (60 000 m2 de commerces), revenons 80 ans en arrière, époque à laquelle les premières grandes enseignes ont fait leur apparition dans les rues du Havre.

Si le magasin A LA BOULE D'OR fut l'une des première succursale du Printemps en province, nous pouvons dire que MONOPRIX, PRISUNIC et BATA furent parmi les premières grandes enseignes nationales et internationales à s'installer au Havre.

Le 2 Décembre 1931, le magasin de Chaussures BATA ouvrait ses portes au 24 de la place de l'hôtel de Ville, soit à la même adresse qu'aujourd'hui.

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Dans l'ouvrage de Jean Legoy (Le peuple du Havre et son Histoire), nous apprenons que 2 ans plus tard, le 4 Septembre 1933, Jean Bata, frère de Thomas Bata, fondateur de l'usine de chaussures tchèque, revenait de l'exposition de Chicago par le paquebot Champlain. Aussitôt débarqué, il se fit conduire à la succursale Bata place de l'hôtel de Ville, qu'il visita dans le plus petit détail. A la sortie, comme on lui demandait s'il était satisfait de sa visite, il répondit: "Je ne suis jamais satisfait !". Et accompagné de Léon Molon, représentant de la maison de chaussures paternelle, il se dirigea alors vers l'aérodrome de Bléville ou l'attendait son avion personnel qui prit aussitôt l'air pour Zlin, le siège principal des usines Bata.

Moins de deux ans plus tard, le Vendredi 3 Novembre 1933 à 14h30, MONOPRIX inaugurait au Havre son second magasin de France après celui de Rouen. Monoprix était situé place Thiers, un emplacement qu'il conservera jusqu'en 1999, année à laquelle il fut intégré au centre commercial Coty. Depuis cette date, le MONOPRIX du Havre est devenu l'un des quatre plus grands magasins de l'enseigne en France, notamment grâce à son immense rayon habillement et quincaillerie, compensant largement la disparition des NOUVELLES GALERIES, propriété du même groupe.

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Dans la publicité parue la veille dans le journal HAVRE ECLAIR, Monoprix lançait le slogan "Vente à Prix Uniques". Un slogan très osé car 1 mois plus tard, son principal concurrent, PRISUNIC, ouvrait également ses portes, avenue Thiers, face à la Banque de France. PRISUNIC était une filiale des magasins PRINTEMPS, commerce bien connu au Havre. Avec PRISUNIC et MONOPRIX, les deux grands magasins havrais souhaitaient créer ainsi des annexes plus populaires car n'oublions pas qu'en 1933, le Monde subissait la plus violente crise économique de l'histoire.

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Après les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale, PRISUNIC à migré vers le quartier du Rond Point, rue Aristide Briand à l'emplacement de l'actuel Champion, devenu Carrefour Market récemment. PRISUNIC ferma définitivement ses portes à la fin des années 80, tout comme la centaines d'autres magasins de l'enseigne en France.

Ci dessous, une photo du magasin PRISUNIC (quartier Thiers) pendant l'occupation Allemande:

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11 novembre 2009

Tout beau, tout neuf !

Avant la guerre, l'actuel "Vieux Havre" était considéré comme le "Nouveau Havre". En effet, dès la fin du XIXeme siècle et jusqu'au début du XXeme siècle, les quartiers Danton, Sainte-Marie, Ormeaux et Rond Point, ont vu l'édification de milliers d'immeubles de rapport en brique jaunes et rouges avec pour certains des ornementations en pierre de taille, ceci afin de faire face à l'accroissement de la population.

Par chance, les bombardements massifs de Septembre 1944 ont épargné beaucoup de ces immeubles et aujourd'hui, au gré des ravalements, ce sont de petits bijoux architecturaux qui renaissent à nos yeux...

Ci dessous, un immeuble de la rue Jules Tellier tout juste terminé et occupé par ses premiers propriétaires. Sur la gauche, les palissades de chanteir d'un nouvel immeuble.

Je n'ai malheureusement pas retrouvé de traces de cet immeuble. Peut être à t'il été détruit, peut être se trouve t'il dans une autre rue ? Je lance l'enquête !

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02 novembre 2009

La Gare à Meyer...

La Gare du Havre, exemple typique de l'architecture Art Déco des années 1930. Beaucoup de gens croient que cette gare date de la reconstruction Perret alors que celle-ci à été réalisée en 1932.

Ci dessous, la Gare du Havre avec son beffroi, après la guerre. En arrière plan, nous apercevons la longue façade des Docks Vauban, qui étaient encore loin de devenir un centre commercial. Sur la gare, une publicité annonce la V eme foire expo du Havre.

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La reconstruction de la gare du Havre était un projet qui tenait particulièrement à coeur à notre grand maire de l'époque, Mr Léon Meyer. Ce dernier fut un de ces maires "bâtisseurs" comme le fut Pierre Courant après la guerre et Antoine Rufenacht actuellement.

Ci dessous, autre vue prise après la guerre depuis l'hôtel Terminus. En arrière plan, à l'emplacement du Novotel, l'Hotel Printania. Ce dernier, désaffecté depuis les bombardements de 1942 attend sa démolition.

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La photo ci dessous à été prise lors de l'inauguration de la nouvelle gare du Havre en 1932. Vous pouvez y voir de droite à gauche, le maire Léon Meyer, qui fut maire du Havre jusqu'en 1940. Au centre, le sénateur René Coty, dont personne ne se doutait qu'il allait devenir un jour Président de la 4eme République. Sur la gauche, Raoul Dautry, directeur de la compagnie des chemins de fer de l'Etat et initiateur du projet de reconstruction de la Gare du Havre. C'est notamment lui qui à imposé le choix d'Henri Pacon comme architecte en chef pour son projet sobre et élégant et avec une monumentalité représentative de l'époque.

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Ce projet à tout de suite eu son lot de détracteurs et d'admirateurs. Parmi ces admirateurs, Adolf Hitler, le chancelier du IIIeme Reich, qui se pique de connaissances en architecture, au point qu'il ordonne la construction d'une réplique quasi exacte pour la gare de Bertschesgaden, lieu de sa résidence de vacances...Cette dernière info pour le moins étonnante est issue de l'ouvrage de Jean Legoy "Le Peuple du Havre et son histoire - croissances et crises"

Ci dessous, le plan de la nouvelle Gare du Havre et de son quartier. Vous pouvez remarqué le tracé des lignes de tramways qui desservaient le quartier (lignes 1-3-4-6-8). Un véritable pôle multimodal comme on l'appelerait aujourd'hui !

En pointillés, vous remarquerez l'emplacement de l'ancienne gare.

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01 novembre 2009

"LH RATHAUS PLATZ!"... 20 ans après

Pour faire plaisir à certains d'entre vous et coller à l'actualitée, voici d'autres photos du Havre des années Eighties (1980/1990).

Jusqu'en 1989, la Place de l'Hotel de Ville avait conservé son aspect d'après guerre avec une chaussée centrale démesurément grande, conçu pour une ville de plus d'1 millions d'habitants. Difficile de comparer notre magnifique place d'aujourd'hui, désormais exclusivement réservée aux piétons et aux bus (bientôt aux tramways) avec celle d'il y'a 20 ans.

Dans les années 80, la Place de l'Hotel de Ville n'avait pas encore ce rôle de "place principale" du centre-ville. Il ne faisait pas bon y flâner au milieu d'un flot constant de véhicules et d'autobus !   Certains commentaires peut élogieux comparaient cette chaussée centrale, à l'Alexanderplatz de Berlin. 20 ans après la chute du mur, Le Havre tout comme Berlin ont profondément évolué mais ces deux villes ont toujours le poids de l'histoire gravé dans leurs chaires...

http://www.deezer.com/listen-3090549

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