Le Havre en photo

L'Histoire du Havre en photo...

02 juillet 2009

Le Havre - un reseau de tramway à l'horizon 2020-2025

Ayant suivi le projet de tramway depuis sa genèse en 2003 (et même avant), je me réjouît de voir que le projet avance à grands pas. Le tramway du Havre se concrétise et d'ici quelques mois les premiers travaux débuteront.

Il est claire que les deux premières lignes de tramway qui vont être mises en service en 2012 ne sont que les amorces d'un futur réseau qui s'étendra par la suite vers les quartiers Sud et MontivilliersMontivilliers. L'étude de faisabilité pour la seconde ligne de tramway à été lancée il y'a quelques mois pour une livraison prévisible en 2016...

Je cite:

LE HAVRE PRESSE / LE HAVRE LIBRE a écrit le 24 Novembre 2008:

Une deuxième ligne de tram...

La première ligne de tramway, prévue pour 2012, partira de la ville basse pour desservir la ville haute Et de deux ! Les élus de la communauté de l'agglomération havraise (Codah), qui se réunissent aujourd'hui en séance publique à l'hôtel de ville, devraient, au détour d'une délibération portant sur le plan de déplacements urbains, donner un sérieux coup d'accélérateur au projet de tramway. La Codah devrait en effet engager une pré-étude sur « l'opportunité et la faisabilité d'une deuxième ligne de transport en commun en site propre et de modernisation du réseau de bus ».

Autrement dit, la Codah se dit prête à lancer dès maintenant des études pour construire une nouvelle ligne de tramway qui viendrait en complément du tracé initial. Prévue pour 2012, cette première ligne doit partir de la plage, emprunter l'avenue Foch, le boulevard de Strasbourg, le cours de la République avant de desservir les quartiers nord du Havre, jusqu'à proximité de la future clinique de l'estuaire.

Où ira la deuxième ligne de tramway ? La Codah se place dans la perspective du développement des quartiers sud du Havre avec, notamment, la construction du nouveau stade, à Soquence. Antoine RufenachtRufenacht, le maire du Havre et président de l'agglomération, plaide depuis longtemps pour une connexion, à hauteur du futur stade, entre le tramway et la voie ferrée accueillant le Lézarde Express Régional desservant la vallée de la Lézarde.

Un territoire élargi

Les études qui vont être lancées pour la deuxième ligne de tramway interviennent alors que la Codah va réviser son plan de déplacements urbains (PDU) dans le périmètre des dix-sept communes de l'agglomération. Faudra-t-il élargir ce périmètre ? Le futur Grenelle de l'estuaire, qui sera engagé à partir de la fin novembre, devrait aborder cette question-là, partant du principe que le territoire de l'agglomération n'est pas celui du bassin de vie et d'emploi...

Pour imaginer le futur plan de déplacements urbains, les experts de la Codah s'appuieront sans doute sur les résultats d'une enquête conduite auprès des ménages de l'agglomération. « Ils montrent une diminution de la part modale de l'automobile qui reste cependant très majoritaire », souligne la Codah.

Selon cette même étude, l'usage des transports en commun serait actuellement en progression. Quant à la marche à pied, elle connaîtrait « un accroissement important », tandis que « les déplacements cyclables restent faibles ».


Réunion de la communauté de l'agglomération havraise ce jeudi, 18 heures, hôtel de ville du Havre.

Je me suis donc amusé à imaginer le futur réseau de tramway du Havre à l'horizon 2020-2025. Un réseau étendu à l'ensemble de l'agglomération havraise, en partant sur une base déjà existante: le LER.

Vous reconnaissez en Bleu et en Rouge la première ligne de tramway qui sera ouverte en 2012.

Ligne A - Porte Océane / Caucriauville Pré-Fleuri

Ligne B - Porte Océane / Mont-Gaillard Grand-Hameau

Sur cette base, on peut imaginer une 3eme ligne (en Vert) exclusivement dédiée à la ville Haute, par un simple raccordement direct au niveau de la Place Jenner.

Ligne C - Mont-Gaillard Grand-Hameau / Caucriauville Pré-Fleuri

ScreenShot651

Par la suite, comme le disait la Presse Havraise, une seconde ligne en "Tram-Train" est mise à l'étude entre la Porte-OcéanePorte-Océane et MontivilliersMontivilliers via les quartiers Sud (en Jaune). Je propose de prolonger cette ligne de la Porte Océane au terminus de la Ligne A "Mont-GaillardMont-Gaillard Grand-Hameau" via le Boulevard Albert Ier, Sainte-AdresseSainte-Adresse, Bléville.

D'autre part, je propose que les actuelles rames de LER soient affectées à la desserte de l'Est de l'Agglomération, au prix d'un ticket de Tram/Bus. Cette ligne partirait de la Gare du Havre pour desservir Saint-Romain de Colbosc.

Enfin dans une dernière phase de developpement du réseau (à partir de 2020), je propose de transformer l'actuelle ligne 2 du Bus, une des ligne les plus chargée du réseau CTPO, en Tramway. Cette ligne qui partirait du Quai de Southampton (futur Terminal Croisières), aurait le même traçé que la ligne de bus jusqu'à Soquence, puis serait prolongée vers Harfleur (terminus.)

Pour récapituler, voilà comment je vois le réseau de tramways du Havre à l'horizon 2025:

Ligne A - Porte Océane / Caucriauville Pré-Fleuri (1 tram toutes les 6 minutes) - mise en service 2012

Ligne B - Porte Océane / Mont-Gaillard Grand-Hameau (1 tram toutes les 8 minutes) - mise en service 2012

Ligne C - Mont-Gaillard / Caucriauville Pré-Fleuri (1 tram toutes les 10 minutes) - mise en service 2012

Ligne D - Mont-Gaillard / Sainte-Adresse / Quartiers Sud / Montivilliers / Epouville / Rolleville (1 tram toutes les 8 minutes) - 2016

Ligne E - Musée Malraux / Harfleur Place d'Armes (1 tram toutes les 6 minutes) - 2020

Ligne F - Gare du Havre / Saint Romain de Colbosc (1 Train toutes les 15 minutes) - 2014

Posté par Geo1710 à 16:39 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 juin 2009

Il y'a 55 ans - 26/27 Juin 1954: Visite du président Coty au Havre (suite et fin)

L'énorme foule Place de l'Hotel de Ville...

Sous le pluie tenace de ce Samedi, après un crochet à Saint-François, ou, à côté des constructions nouvelles, subsistent des témoins de ce qui fut le berceau du Havre, le Président Coty est accueillis . Après un sinueux parcours dans les rues qui, en dépit de la reconstruction demeurent les vieilles rues du Havre, le cortège présidentiel parvint à la dernière étape de la journée, place de l'Hotel de Ville, ou le 406eme R.A.A, musique en tête, et la Compagnie des Sapeurs Pompiers du Havre ont pris position, encadrant les drapeaux des anciens combattants. Après être passé devant le front des troupes et s'être incliné devant les drapeaux du 406eme R.A.A et des sapeurs Pompiers, Mr le Président René Coty gagne la tribune ou le Maire, Léopold Abadie, au nom de la ville, lui rendit un nouvel et spécial hommage

Num_riser0060

Après ce discours du Maire, retraçant l'histoire du Havre et les difficultés recentes du aux destructions de la guerre, Mr albert André Huet, au nom du Comité d'Organisation, remit à Mr le Président Coty, sa montre bracelet offerte par la population en souvenir de cette journée. Ce dont le remercia celui-ci, car, dit-il, c'est un présent doublement précieux et qui lui sera bien utile dans la vie nouvelle qu'il mène maintenant et dont l'horaire est souvent minuté. Un cher souvenir de famille, de cette grande famille havraise à laquelle il appartient de tout coeur, souvenir aussi des Anciens du Havre, qui sont également à la fête quand Le Havre fête un vieux Havrais.

Et c'est un hommage renouvelé aux Anciens Combattants, à la Jeunesse, cet avenir du Havre qui passe, au Général Weiller, son ancien Colonel du 129eme RI, dont il rapelle la devise qu'il donna à son régiment: "En avant et avec le sourire !" Alors achève-t-il, Havraises et Havrais, en avant avec le sourire pour la ville du Havre et en avant pour la France et pour la république.

Num_riser0061

Depuis des heures il pleut, et de plus en plus dru, pourtant, malgré la longue station mouillée, ce'st encore un vibrant enthousiasme qui salue le Président de la République, lorsque debout dans sa voiture découverte, il franchit la porte de la sous Prefecture pour prendre enfin du repos et fêter, en famille, les fiançailles de sa petite fille Annie Georges, avec Mr Michel Poutrain, après une courte visite privée au Palais de Justice. Malgré les exigences du protocole, malgré les fatigues de la journée, Mr René Coty a pu se réserver une soirée familiale.

Et lorque, un peut avant minuit, il quitte le chaud logis de la rue d'Epremesnil, c'est un heureux grand-père qui remonte en voiture, trouvant encore dans la nuit des applaudissements qui remontent vers lui. Un si heureux grand-père qu'il ne peut garder sa joie pour lui seul, qu'il ne peut la contenir et convie le service de police et les quelques Havrais qui l'acclament à entrer sabler une coupe de champagne: "ce sont les fiançailles de ma petite-fille, entrez c'est elle que l'on fête, il faut boire à son bonheur".

René Coty dans la limousine présidentielle, en compagnie du commandant Léopold Abadie, maire du Havre.

Num_riser0062

Dimanche 27 Juin 1954

Après l'orage survient l'embellie, disent les vieux marins, aussi un temps venteux mais ensoleillé favorisera-t-il la matinée dominicale havraise du Président Coty.

Partis depuis la sous Prefecture, à 10h10, le Président de la République et Madame s'arrêtent un moment devant le siège de l'AMAC, rue Casimir Périer, ou les membres du bureau de cette association présidée par Albert André Huet, étaient rassemblés pour leurs sérrer la main. Puis par les rues Thiers et Joseph Clerc, ils gagnèrent, en compagnie de Léopold abadie, l'Hopital Général dans la cours duquel ils furent reçus par toute la direction et les employés de l'établissement ainsi que par les autorités de l'Eglise Catholique Havraise.

Puis ce fut la visite de l'Hopital ou, dans une antichambre, s'offre bien à la vue du Président, sur une petite bibliothèque roulante portant des livres que peuvent emprunter les malades, l'ouvrage d'Adrien Dansette "Histoire des Présidents de la République", un ouvrage auquel il faudra ajouter un chapitre.

Familièrement, le Président et Madame s'entretiennent alors avec les malades du Service d'Othorino. et à une jeune malade de 18 ans, en voie de convalescence, après avoir térriblement souffert de graves brûlures intérieures à la suite de l'absorption accidentelle d'une forte dose de potasse, Mr René Coty, avec bonhomie constate: "Vous allez pouvoir bientôt troquer la potasse contre le mariage". Cependant que, peu après, dans le service d'Ophtalmologie, surprenant Madame Coty en train de se livrer à des expériences de lecture à distance, le Président lui confie "Voyons, tu n'es ni consultante ni hospitalisée. Tu n'à aps le droit à une visite gratuite". Ce qui ne l'empêche pas de s'arrêter devant une feuille portant en caractères dissemblables les mots: "Vive le Président de la République", placé sous le classique tableau d'examen de la vue et de constater, après s'être avancé assez près "Je suis recalé, je ne lis pas bien" - sur l'indication que lui donne Mr albert Georges, frère du Docteur Maurice Georges, que si l'on peut lire cela on est réçu.

René Coty est reçu dans la cour de l'Hopital Général Gustave Flaubert

Num_riser0063

Puis Mr et Mmme Coty, se séprant, s'en vont visiter, l'un la salle du pavillon de médecine hommes et le pavillon de médecine infantile, et l'autre, la salle Mallard du pavillon de médecine femmes et le pavillon des vieillards femmes, ou est hospitalisée une vieille dame qui fut longtemps au service de sa famille.

Après quoi se fut devant la chapelle de l'Hopital, le baptême de la promotion d'infirmières dans laquelle figure la petite fille du Président Coty, Mlle Annie Georges ; et bien entendu avant toute chose, ce fut le baiser du grand papa que reçut la jeune étudiante agenouillée avec ses compagnes devant le rang des anciennes de l'école d'infirmières, que lui présenta Mme Thieullent, présidente havraise de la Croix Rouge et présidente de l'école d'infirmières du Havre.

René Coty embrassant fièrement sa petite fille...

Num_riser0064

A l'issue de cette petite cérémonie, Mr et Mme Coty ont assisté à une messe célébrée par Mr l'Abbé Brument, en présence du Chamoine Max Huet, Archiprêtre du Havre, dans la chapelle de l'Hopital et à la sortie de laquelle les pupilles de l'Hôpital offrirent des fleurs à Mme Coty.

Et dehors, encore la foule, toujours les acclamations.

Mr et Mme Coty en visite à l'Hopital Général Gustave Flaubert

Num_riser0065

La journée de Samedi avait été toute havraise, le Dimanche lui, fut consacré à la visite des communes suburbaines. Le Président René Coty ne pouvait dans son voyage, passer à côté de ces villes, bourgs et campagnes qui lui sont chers à son coeur, à quoi le rattachent tant d'amitiés et tant de souvenirs. Dès que furent tracées les grandes lignes du voyage Présidentiel, il exprima le désir de revoir les centres de l'agglomération havraise, témoins et fidèles supports d'une carrière qui n'à jamais voulu faire de discrimination entre la ville et la banlieue, et dont l'union est le maître mot.

Sainte-Adresse, "le plus beau Joyau de la Porte-Océane"

C'est en fin de matinée que le Président Coty vint rendre visite à se qu'il appelle lui même "le plus beau joyau de la Porte Océane", à Sainte Adresse qui, de son passé de capitale provisoire du Gouvernement Belge pendant la guerre de 1914-1918, à gardé je ne sais quoi de fier et de libre. Le Président s'arrêta d'abord devant le Monument Albert Ier. Face à l'admirable paysage de la baie de Seine, dans un foisonnement de couleurs et de lumières, les drapeaux des sociétés patriotiques belges et havraises faisaient une couronne de gloire à la statue du Roi-Chevalier. Une foule très dense s'était massée autour de la place Clemenceau et fit une véritable ovation au Président de la République, qui fut salué par Mr François Lebel, maire de Sainte-Adresse et Mr Lecomte, Consul de Belgique au Havre.

A la Maire de Sainte-Adresse, en répondant à une allocution du Maire, le Président Coty souligne qu'il avait tenu à ce que sa première visite officielle au Havre fut accompagnée d'une autre, réservée à Sainte-Adresse. Car les liens qui l'attachent au sixième canton ne se sont pas relachés avec le temps. Outre le souvenir de ses débuts dans la carrière politique, outre aussi le charme de ses promenades qui, presque chaque jour, ramenaient ses pas vers la falaise et le cap de la Hève, Sainte-Adresse à d'autres titres dans son coeur. Ne fut-elle pas pendant la guerre, capitale de la noble Belgique ? n'est elle pas depuis capitale de l'amitié franco-belge ? N'à t'elle point, aussi, tout particulièrement souffert des désastres de la dernière guerre ? A ce propos, Mr René Coty montra qu'il était parfaitement informé des difficultés d'une commune qui continue de supporter dans son sol le poids de quatre années d'occupation. Mais en terminant, il lui fit confiance pour rester dans son autonomie de commune libre, le plus beau joyau de la Porte Océane

A la sortie de la Mairie, le Président et la Présidente furent longuement acclamés jusqu'à ce que le cortège officiel disparaisse dans la cour de la sous Préfecture ou avait lieu un déjeuner intime.

Place Clemenceau à Sainte-Adresse, devant la statue du Roi Albert Ier

Num_riser0066

Sanvic restera toujours Sanvic !

Après la visite Présidentielle, Sanvic à vécu le plus unanime, le plus brillant de ses derniers jours. Pour s'intégrer à la ville du Havre, la ville de Sanvic a renoncé à son autonomie ; mais auparavant, elle a manifesté son attachement et sa personnalité propre, d'une manière si spontannée, si touchante aussi, que le Président de put rester insensible.

Lorsqu'à arrivé au pied du perron de la Mairie de Sanvic, il se retourna vers l'étendue du jardin public, tous les enfants des écoles, massées sur la pelouse, agitèrent les bras d'un seul élan. Et l'ensemble était à la fois si frais et si émouvant que le Président en eut les larmes aux yeux. Nul ne reçoit impunément le choc de tant d'affection criées avec enthousiasme.

Déjà la traversée, par  ce début d'après midi, ensoleillé, de la sous Préfecture à la Mairie de Sanvic, à travers les rues parfois étroites de la ville, n'avait été qu'une ovation ininterrompue. Debout dans sa voiture, le Président répondait de la main et du sourire à ces bravos qui montaient sans fin vers lui.

Carrefour de la rue Sadi Carnot et de la rue Romain Rolland à Sanvic - photo de Sophie Gréaume

22907435

Accueillis à la mairie de Sanvic par le maire, Mr Louis Siefridt, celui-ci lui rappela que bientôt, Sanvic aura cessé d'exister en tant que communce autonome, car l'heure est venue de réaliser la grande ville, afin d'obtenir  plus d'éfficacité et plus de justice sociale, afin aussi de relever le niveau de vie des travailleurs. "Votre visite, Monsieur le Président, conclut le Maire de Sanvic, met le point final et glorieux à une histoire locale ou vous avez joué votre rôle."

Dans les jardins de la mairie de Sanvic, en compagnie de Louis Siefridt, dernier maire de Sanvic

Num_riser0067

Dehors, la même foule ardente l'attendait au long des rues de Sanvic, puis du Havre. Le cortège officiel remonta sur le plateau d'Aplemont, traversa les voies nouvelles tracées au cordeau, qui ont transformé l'aspect de ce quartier et, par la route de la corniche, plongea vers la Brèque. De là on apercevait, rassemblée au pied des falaises autour de son magnifique clocher, Harfleur, la vieille cité médiévale qui s'apprêtait à applaudir son Président.

"Tout Havrais est un peu Harfleurais et tout Harfleurais est aussi Havrais"

Pour recevoir ses hôtes, Harfleur possède désormais un Hôtel de Ville digne des fastes officiels comme de son propre passé chargé de gloire. Demeure seigneuriale assise entre un jardin soigné comme le sont les jardins publics havrais et un parc splendide, l'Hotel de Ville avait grande allure lorsque le Président coty descendit de voiture et serra vigoureusement les mains du maire, Mr Ernest Seurret. Il reçut ensuite des fleurs des mains des jeunes Nadia Belhache et Max Mabille. Puis, dans une grande salle, il se fit présenter les personnalités, dont beaucoup étaient des amis de longue date.

Répondant au discours du Maire Ernest Seurret, René Coty passa ensuite à l'éxamen la situation de la ville d'Harfleur, attentif à tous les problèmes locaux qui vivaient encore au fond de son coeur en dépit des préoccupations majeures qui absorbent maintenant toute son activité.

A Harfleur...

Num_riser0068

"Ville fière de son beau passé, Montivilliers"

De mémoire d'homme, jamais on avait vu autant de monde dans les rues de la ville. Tout le canton était descendu au chef lieu pour essayer de saisir plus qu'un bref coup d'oeil de son Président. Le paysage, comme la population, changeait d'allure. d'Harfleur à Montivilliers il emprunte quelques traits à la vraie campagne ; les jardins des maraîchers, les champs et les prairies n'ont pas encore totalement reculé devant la ville tentaculaire.

A la mairie de Montivilliers, au discours du Maire Robert Le Febvre, Mr René coty répondit avec malice avec un entrain étonnant. Il ne semblait pas que la fatigue de ces deux journées officielles, remplies de réceptions succéssives, eut prise sur lui. Heureux de se retrouver au milieu des siens, il reprenait du même coup la verve qui, avant son élection, mettait en joie ses auditoires. Mais il fallait être natif de la région pour en gouter tout le sel et comprendre que pour un Havrais, il n'est pas plus malin plaisir que de taquiner un Montivillon en présence d'un Harfleurais.

"Mon cher Maire, dit-il d'abord, vous me rendez un témoignage, après tous ceux trop flatteurs que vous venez de me décerner, et dont je vous remercie, c'est que je n'ai même pas attendu qu'on me le demande pour dire: "Dès que j'irai au Havre, j'irai à Montivilliers..."

Le Havre, Montivilliers, ces deux noms accouplés faisaient naitre aussitôt une association d'idées narquoises. Et s'adressant toujours à Mr Le Febvre: "Il m'a semblé, tout à l'heure, que votre rencontre avec le Commandant Abadie, maire du Havre, était empreinte de quelque froideur...!  Il fut un temps ou Le Havre faisait partie d'un district dont le chef lieu était Montivilliers. Montivilliers à abdiqué de bonne grâce, mais garde toujours la diginité d'une petite capitale avec sa belle et noble Abbaye... cette Abbaye qui à, pendant longtemps règné non seulement sur Montivilliers, mais sur toute une partie de la région havraise, et même au delà". Toujours plaisant, Mr René Coty invita donc les deux maires à cultiver des relations plus cordiales. "S'il y'en a un qui peut vous regarder de travers, c'est le maire de Montivilliers, pour les raisons que j'ai dites. Mais il n'à pas l'air bien méchant."

Discours dans les grands salons de la mairie de Montivilliers...

Num_riser0069

Dans le calme et la paix du soir...

Aux accents du "P'tit Quinquin", le Président de la République quittait Montivilliers. Le voyage officiel s'achevait dans le calme et la paix du soir. Le train présidentiel attendait dans la petite gare de Saint Laurent de Brèvedent.

Mais il était dit que l'agglomération Havraise ne laisserait pas partir son Président sans un dernier au revoir. Aux abords de la Gare de Saint Laurent de Brèvedent, familière à tant de Havrais, on s'écrasait littéralement. Mme Coty, qui apparut la première, fut aussitôt reconnue et ovationnée. Le président arrivera bientôt. L'heure pressait, mais comment échapper à tant de mains qui se tendaient, à ces fleurs aussi, qu'offraient Nicole Laplanche et le petit Thierry Berge, un arrière-arrière petit fils du Président Felix Faure, et ce petit bonhomme faisant ainsi le trait d'union entre deux illustrations havraises de la République Française. Il n'avait pas été prévu de réception officielle, mais  Mr Confais, maire de Saint Laurent de Brèvedent, se présenta si gentiment à la barrière de la gare que le Président ne pouvait pas ne pas s'arrêter pour l'écouter.

Le Président de la République remercia vivement le maire, s'exécuta bien volontier, signa le Livre d'Or et passa la petite barrière de bois. Cette fois c'était bien fini. Décorée d'écussons et de drapeaux, la locomotive présidentiel tremblait d'impatience. Des vitres de leur compartiment-salon le Président et Mme Coty saluaient une dernière fois. Mr Dancel, sous chef de la Gare du Havre, fit un signal, le train s'ébranla. Le Président regagnait la Capitale ; mais tout au long des ces deux journées, il avait pu sentir battre le coeur de ses concitoyens, dont l'amitié fidèle et déférente le suivait dans sa lourde charge Internationale.

A Saint Laurent de Brèvedent, dernière étape du voyage Présidentiel

Num_riser0072

REPORTAGE (INA) - La Visite du Président Coty dans sa ville natale - Juin 1954

http://www.ina.fr/politique/presidents-de-la-republique/video/AFE85005695/voyage-du-president-coty.fr.html

Source: ENFIN LE HAVRE de Bernad ESDRAS-GOSSE et André FATRAS, édition tirée à 125 exemplaires

26 juin 2009

Il y'a 55 ans - 26/27 Juin 1954: Visite du président Coty au Havre (2)

Des drapeaux il y'en avait comme jamais on n'en avait vu, et pas seulement sur les édifices, les maisons, partout ou il était possible d'en arborer, mais aussi dans les mains de ceux qui attendaient...

A 10h50 exactement, le train présidentiel entra en gare. Accueilli à la descente de wagon par les Parlementaires et les Autorités civiles et militaires du Havre et du département, Mr René COTY, avant de quitter la gare, s'inclina devant la stèle apposée dans le hall à la mémoire des morts de la SNCF, qu'il avait fleurie auparavant...

Num_riser0042

Place de la Gare, ou les honneurs militaires lui furent rendus par les unités du 406eme R.A.A, le Président. Ayant passé les troupes en revue, il monta en voiture pour, par les artères principales du centre, se rendre au Monument aux Morts de la Place Gambetta.

Ci dessous, le cortège présidentiel sur le Boulevard de Strasbourg. En toile de fond, la Tour de la gare.

Num_riser0043

Mais un peut avant d'y arriver, l'attendait le premier hommage de la population havraise, qu'il reçut des mains de Messieurs Lefèvre et Helmys qui, au nom du comité de la rue de Paris, lui remirent un exemplaire spécialement tiré à son intention, du "Havre de Grâce au temps de nos pères et de leurs fils", de Maurice Melissent et Bernard Esdras-Gosse.

Num_riser0044

Au Monument de la Victoire, que le bon sens des Havrais fait appeler plus communément "Monument aux Morts", le Président COTY déposa une énomre couronne de fleurs, portée par deux de ses anciens compagnons de combat, Messieurs Colbosc et Duboc, pendant que s'égrenaient les lentes notes de la sonnerie aux morts. Après quoi, il donna l'accolade à ses deux frères de guerre retrouvés, avant de passer en revue les marins et soldats qui rendaient les honneurs et de serrer les mains des porte-drapeaux des Anciens Combattants, puis de se rendre devant le tertre ou doit être érigé un monument à la mémoire des victimes civiles de la dernière guerre.

Au monument aux Morts accompagné de deux frères d'armes.

Num_riser0076

Un moment d'intense émotion, aussi bien pour les anciens combattants que pour le Président qui, dans ce quartier du Havre, vint si souvent se recueillir aux dates anniversaires des grands sacrifices sanglants, comme il venait souvent autrefois dans cette rue de Paris, pour des réunions au Cercle Républicain, au début de ce siècle, ou plus simplement pour s'y promener, comme avaient coutume de faire les havrais avant que les bomardements ne l'aient transformée en un immense champ de ruines. Emotion d'autant plus vive pour lui, qu'autour du Monument, miraculeusement préservé, les hauts immeubles neufs sont déjà plus que les prémices d'une proche renaissance.

Num_riser0045

Alors fut rompu le silence du recueillement, et le Président ayant repris place dans sa Talbot présidentielle aux côtés de Mr Léopold ABADIE (maire du Havre), le cortège reprit son cheminement, précédé des voitures de presse des motocyclistes de l'escorte, pour se rendre à la mairie provisoire dans le quartier du Rond-Point.

Un court arrêt Place Thiers, ou un arc de Triomphe figure une porte du Havre d'autrefois, et ou Mr Travers, au nom du Comité du même nom, remet à Mr René COTY, en souvenir de son passage, un album relié de chagrin rouge contenant des lettres autographes et des portraits de Thiers qui fut le premier président de la IIIeme République, en lui adressant une courte allocution.

Ci dessous, le cortège présidentiel sur la Place Thiers, devant l'Arc de Triomphe décoratif érigé pour l'occasion. En arrière plan, l'immeuble situé à l'angle de la rue Edouard Corbière et de la rue Thiers (René Coty), pavoisé par ses habitants, et la façade du cinema Rex (aujourd'hui Darty).

Num_riser0046

Un nouvel arrêt au Rond-Point, ou les jeunes Jacques DUCHEMIN et Colette TURLURE lui offrent des fleurs accompagnées d'un "domino d'honneur". Et partout, les applaudissements, les bravos, un accueil ouvert, spontané, immense. des bras qui se tendent, des drapeaux qui s'agitent, des sourires, des visages heureux, toute une population, tout un peuple dans l'allégresse, dans la fierté, dans l'amitié des retrouvailles.

Num_riser0047

Dans les jardins de la Mairie Provisoire, une surprise attendait Mr René COTY. L'Harmonie Municipale d'accueille aux accents de la marche du 129eme RI. Une autre jolie surprise qui fait s'immobiliser le Président, qui de surcroît, reconnaît parmi les éxécutants un de ses camarades de guerre, Mr Gustave Nancy, qu'il avait connu du temps ou il était adjoint à Mr Henri GENESTAL, Maire du Havre, et qu'il retrouva dans les tranchées de Neuville Saint-Waast.

Num_riser0048

Le Président se dirigea vers le pavillon de la Mairie provisoire ou lui furent présentés le Conseil Municipal et les corps constitués. Mais c'est dans la salle des mariages et celle des commissions que devait se tenir la véritable réception, parmi une assistance considérable d'invités. Là Mr Léopold ABADIE, s'adressant au Chef de l'Etat, très simplement, lui adressa les souhaits de bienvenue dans sa ville natale. Alors, en souvenir de cette journée, Mr le Commandant Abadie remit au Président Coty, la grande médiaille d'argent de la ville du Havre.

Num_riser0049

C'est en évoquant des souvenirs de cher Hôtel de Ville d'autrefois, du grand Maire que fut Jules Siegfried, que le Président COTY répond tout d'abord à ces aimables paroles avant, se tournant vers le présent et vers l'avenir, de souhaiter pouvoir revenir un jour déchargé ces soucis du pouvoir, se promener librement dans les quartiers dont tous les immeubles lui rappelleront de chers souvenirs, comme aussi dans la ville nouvelle. Je reviendrai, dit-il, me promener seul, librement, au bord de la mer ou je faisais autrefois ma petite promenade...

Ayant quitté la Mairie, le Président René Coty s'arrête un long moment devant le monument élevé à la mémoire de Jules Siegfried et érigé provisoirement dans le jardin avant de l'être à son emplacement définitif, sur le plateau, parmi les maisons d'habitation à loyer modéré de la Mare-au-Clerc.

Num_riser0050

Puis dehors, le cortège s'étant reformé, ce sont encore les acclamations des Havrais qui l'accueillent et l'accompagnent comme une houle, tout au long du Cours de la République, jusqu'au Monument "Souviens Toi", ou en compagnie de Mr le Docteur Soret et de Mme Baheux, il renouvelle le geste d'hommage accompli au Monument aux Morts.

Ce simple et poignant monument, fait de matérieux tirés des décombres du Havre en ruines, qui, avec ses petites croix blanches, perpétue le souvenir de ceux de al Résistance tombés sous les balles d'un peloton d'éxécution ou abattus au coin de la rue, de ceux des camps de captivité et de la déportation, de ceux tués par les balles allemandes hors des champs de bataille des soldats, ou anéantis dans les camps d'extermination.

Num_riser0051

Et c'est un nouveau départ, vers le port cette fois. Après avoir franchi les limites de l'établissement portuaire, le cortège s'arrête un instant à l'angle du Bassin Bellot, au quai Hermann-du-Pasquier, ou sont accostés les dragueurs de mines de la Marine Nationale "Oise" et "Laffaux", sur la plage avant et à la bande desquels les marins sont impeccablement alignés au "garde à vous".

Là, sur un des pylones supportant le chemin de roulement des grues de cent tonnes, un voile tricolore masque la stèle à l'éffigie de Mr Hermann du Pasquier, qui fut président de la Chambre de Commerce et du Port Autonome du Havre, dont l'un des quais porte le nom.

Num_riser0052

A la Gare de la Compagnie Générale Transatlantique (quai Joannes Couvert), un repas était servi à l'intention des anciens du Havre, économiquement faibles, suivant le désir du Président COTY, qui avait demandé que la presque totalité des sommes recueilles pour lui offrir un souvenir y soit affectée. Il y'avait à la Gare Transatlantique plus de mille invités réunis dans le grand hall d'embarquement.

Lorsque le Président de la République entra dans l'immense hall, si des applaudissements chaleureux jaillirent des vieilles paumes, ce fut presque du délire lorsqu'ayant rejoint Madame Germaine COTY, qu idevait présider ce repas, le Président en bon époux, l'embrassa sur les deux joues.

A l'occasion d'un discours, René Coty rappella au cours d'une évocation de ses quelques cinquantes années de vie politique, que Le Havre, sous la municipalité Léon MEYER, a été la première ville à instituer la retraite des vieux travailleurs.

Num_riser0053

"Vivent les anciens et les anciennes surtout et bon appétit" lance, en terminant son discours, le Président, follement applaudi au cours des différentes péridoes de son allocution et qui ajoute: "Retenu par d'autres obligations, je dois vous quitter mais je laisse ici, au milieu de vous, ce que j'ai de plus cher au Monde: ma femme. Vivent les Anciens et les Anciennes, Vive Le Havre, Vive la France et Vive la République !".

Num_riser0054

Avant qu'il ne quitte la salle, Mr René COTY tint à féliciter les cuisiniers, Messieurs LECLERC, et LEBOURG et surtout Mr Jean DUCHEMIN, le célèbre "PERE LA BRIOCHE" de la "Commune Libre du Rond-Point"

Num_riser0055

Alors, fut servi le copieux menu composé de: apéritif, hors d'oeuvres variés, darne de colin porte océane, poulet du pays, salade mimosa, crèmes de Normandie, patisserie du Chef, corbeille de fruits, vin blanc, vin rouge, bière, cidre bouché, café et liqueurs.

A la table d'honneur, Mme Germaine COTY préside, entourée par de nombreuses personnalités locales.

Num_riser0056

Pendant ce temps, à la sous Préfecture du Havre était servi par le maître queux Daniel Bondonnat, de l'Hôtel de Normandie (quai Georges V), l'excellent menu de déjeûné officiel offert en l'honneur de Mr René COTY, Président de la République Française, par la Municipalité du Havre, le conseil Général de la Seine-Inférieure, la Chambre de Commerce et le Conseil d'Administration du Port Autonome du Havre.

MENU                                                                                                   VINS

Un Hôte de l'Estuaire,                                                                            Pouilly Fuissé 1952

Le Coq François Ier,                                                                              Chateau Rolland Margaux 1947

Les Haricots verts au beurre d'Isigny,                                                     Champagne Dentz 1947

Nos Fromages Normands,                                                                      Café Grand Arôme Spécial

la Glace Porte-Océane                                                                           Bénédictine - Calvados

les petits sablés havrais                                                                         Martel Cordon Bleu

Num_riser0057

De la sous Préfecture, Mr le Président René COTY gagna à pied le chantier du nouveau Palais de la Bourse, la futur Chambre de Commerce et d'Industrie, ou il devait poser la première pierre.

De longues ovations saluant son arrivée sont à peine achevées que d'autres reprennent, quand apparaît Mme Germaine COTY, qui vient rejoindre sa famille à l'abri de la pluie, dans la tribune d'honneur.

Num_riser0058

Reçu à l'entrée du chantier par Mr Roger MEUNIER, Président de la Chamabre de Commerce, qui lui présente les membres de cette compagnie, Mr le Président COTY entend alors la lecture, par Mr ZAVARONI, architecte en chef de la Chambre de Commerce, membre de l'Atelier PERRET, du parchemin relatant cette manifestation, lequel, ayant été inséré dans un tube de plomb, fut ensuite placé et scellé dans la pierre, par le Président de la République, assisté de Mr Jean LEMAIRE, directeur général de l'entreprise Thireau-Morel.

A Mr Roger MEUNIER appartenait de prononcer le discours d'usage, ce qu'il fit avec sa nettetée et sa franchise habituelle...

Num_riser0059

Ci dessous, un extrait du discours de Roger MEUNIER, qui résume les raisons de ce chantier de la nouveau "Palais de la Bourse":

[...] Vous avez bien voulu accepter de procéder à la pose de la première pierre du nouveau Palais de la Bourse, résidence de la Chambre de Commerce. Nous n'oublions pas l'aide que vous nous avez apporté pour franchir certains obstacles dressés par une administration sans doute dévouée, mais quelque peu formaliste, au point que la présente cérémonie est l'aboutissement d'une longue série d'espoirs et de déceptions dont il convient de retracer succintement les péripéties.

C'est en Septembre 1944 que fut aux trois quarts détruite notre Bourse. Il n'en subsistait guère que les fondations et les quatres façades, ce qui aurait pu en justifier la restauration si ce n'était posée l'alternative de la complète destruction. La tempête de Septembre 1946 en abattant toute la façade Sud, se chargea de mettre fin à la controverse.

Ce fut donc le 2 Juin 1947, qu'en conclusion au concours d'architectes organisé par notre compagnie, fut adopté un projet dont, ignorant alors les difficultés financières qui nous attendaient et les médiations de l'urbanisme, qui rendirent longtemps l'emplacement de notre Bourse itinérant, nous avions la candeur de penser qu'il pu être réalisé sans délai.

Bref, sept années d'études furent nécéssaires pour aboutir à la naissance de l'immeuble dont la maquette s'offre à nos regards et qui n'à rien de commun, en architecture, en valeur, ou en implantation avec le projet primitif.[...]

A SUIVRE...

Le Havre, Venise d'un jour, le 4 Aout 1938

Nous venons de subir la nuit dernière un orage d'une rare violence ayant pour conséquences l'inondation de certains quartiers du centre-ville, notamment dans le quartier Thiers (Avenue René Coty, rue Gallieni, rue Casimir Périer, rue Anatole France...). Heureusement, grâce à des travaux titanesques qui sont en cours de réalisation par la CODAH, ces inondations ont pu être limités à certains carrefours de la ville, ne causant aucun dégats d'importance. La création d'un bassin d'orage de 50 000 m3 sous la place Jenner fin 2010 devrait faire disparaître tout risque d'inondation dans la ville basse en cas d'orage...

Mais revenons un peut en arrière. Le 4 Août 1938, un terrible orage s'abat sur Le Havre. Pendant toute la nuit des trombes d'eau tombent sur la ville, transformant notamment les rues Casimir Périer, Anatole France et Emile-CombesEmile-Combes de la manière que vous voyez...

La rue Casimir Périer au niveau de l'actuelle centre Coty (a gauche). Au fond, le Palais de la Bourse...

Num_riser0075

Depuis la rue Anatole France (au niveau de l'actuel Parvis René Coty), vue sur la rue Albert Huet, avec au premier plan à gauche, l'emplacement de l'actuelle chocolaterie AUZOU et au fond le magasin BOKA (Actuel EURODIF). Sur la gauche, nous apercevons la façade de la grande Pharmacie Mutualiste, seul immeuble du quartier à avoir résisté aux bombardements. Aujourd'hui depuis cette rue, nous pouvons voir la Tour de l'hôtel de Ville.

Num_riser0074

La rue Emile Combes, entre l'actuelle Caisse d'Epargne et le siège de la CODAH. La photo présente au premier plan l'actuel fleuriste situé face au siège de la CODAH (immeuble miraculeusement épargné par les bombardements)

Num_riser0073

La rue Jules Siegfried, devant le Palais de la Bourse (actuelle place Jules Ferry). Au fond, la silhouette de l'Hotel des Postes (actuellement en chantier pour devenir une résidence de luxe)

giscd

La rue Anatole France au niveau du carrefour Gallieni. A droite l'emplacement du centre Coty. La vue prise en direction de l'Hotel de Ville...

gisc

Posté par Geo1710 à 13:00 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 juin 2009

Il y'a 55 ans - 26/27 Juin 1954: Visite du président Coty au Havre (1)

Num_riser0040

Ci dessus, le cortège officiel sur le boulevard de Strasbourg, devant la préfecture Havraise. Au centre, le Président de la République Française Mr René COTY. A gauche, Mr Léopold ABADIE, maire du Havre de 1954 à 1956. A droite, le sous-Prefet du Havre, Mr THIZY.  Remarquez en arrière plan, l'immeuble situé à l'angle du boulevard de Strasbourg et de la Place Léon Meyer. Au fond, une grue de chantier s'élève au dessus du siège de la Presse Havraise, exactement comme 55 ans plus tard...

Ci dessous, la carte souvenir remise aux souscripteurs du Comité Coty. Ce Comité fut constitué en Février 1954 afin d'offrir un cadeau-souvenir au Président de la République lors de sa visite, par le biais d'une souscription publique et comportant la remise d'une photographie de René Coty avec la reproduction de sa signature.

Num_riser0041

ENFIN LE HAVRE !!!

Dès le premier jour de son éléction à la magistrature suprême de la 4eme République, on savait qu'il ne tarderait pas à revenir dans sa ville natale, dans ce Havre auquel il est demeuré fidèle, comme fidèles le furent durant près d'un demi siècle ceux qui l'envoyèrent sièger dans les assemblées locales, départementales ou nationales. Et pas seulement parcequ'il est de tradition que le nouveau chef de l'Etat réserve sa première visite à sa ville d'élection mais parceque Mr René COTY s'est toujours réclamé "natif du Havre", à toute occasion, et que ce qui importait, après tout, ce n'était pas la latitude ou l'obligation mais bien le délai que le nouveau Président de la République désirait le plus court possible.

Et, s'il n'en fut pas tout à fait ainsi, point n'en faut incriminer celui qui, parti du Havre en Décembre 1953, Vice-Président du conseil de la République, nous est revenu ce matin du 26 Juin 1954 Chef de l'Etat ; mais bien plutôt les hasards et les vicissitudes de la politique locale, se traduisant par une crise de la municipalité Pierre COURANT qui fut plus longue à dénouer que ne fut la première crise ministérielle à laquelle le nouveau Président de la République dut consacrer ses soins.

De cette visite proche on était donc certain, et d'aucuns s'y préparaient, et y préparaient leurs concitoyens, depuis des semaines ou plutôt des mois puisque le "Comité Coty" fut crée en Février 1954. Et c'est là, alors que cette "entreprise" n'était qu'à l'état de projet, que Mr René COTY donna un nouveau témoignage de son affection et de sa solidarité à ceux de sa ville, aux vieux Havrais et aux vieilles Havraises.

Sollicité de donner son approbation à l'initiative de Messieurs LANFRY et GARCETTE du "Comité Coty", avec le concours de Syndicat d'Initiatives, le Président de la République accepta, mais à condition qu'il ne lui serait offert qu'un cadeau modeste, en l'espèce un bracelet-montre, la plus grande partie du montant de la souscription devant être consacrée à la réalisation d'un repas à l'intention des vieillards économiquement faibles du Havre et de la région le jour de sa visite.

Et eurent raison ceux qui ne se laissèrent pas arrêter par la crise Municipale et tablèrent sur une date approximative puisque l'avenir devait confirmer ces pronostics.

Alors, lorsque le jour fut définitivement  fixé, par toute la ville ce fut une belle activité, non pas fiévreuse mais réfléchie, bien dans le caractère des Havrais, qui voulaient faire quelque chose et vite, mais le faire bien. Et pendant des jours, ce fut celà, non seulement on se prépara à cette visite, mais on y pensa.

Et chose rare, lorsque le 26 Juin l'aube se leva sur une grisaille incertaine, tout était prêt, le Président de la République pouvait venir, ceux de sa ville l'attendaient, ceux de sa ville s'étaient mis en frais pour l'accueillir, comme jamais peut être les Havrais l'avaient fait pour un des leurs...

Que Mr René COTY serait accueilli avec enthousiasme par ses concitoyens après avoir accédé à la plus haute magistrature du pays, de celà on était certain, quel que put être le temps. Et le temps n'à guère été favorable à cette première visite du Président de la République à sa ville natale. Mais, malgré cette certitude, jamais on n'aurait imaginé cette foule dense, serrée, attendant patiemment sous la pluie la venue du cortège officiel, ni la chaleur de ces acclamations, de ces vivats, prenant très souvent allure d'ovation. Partout le président COTY à été acclamé, ovationné, dans tous les quartiers ou il passa, sans exception aucune, et pas seulement à la manière d'un Chef d'Etat, mais aussi comme on fait fête à un ami, à un havrais retrouvé, malgré qu'il soit aux périls du pouvoir...

A SUIVRE...

Ci dessous, le programme officiel de la visite du Président Coty au Havre, les Samedi 26 et Dimanche 27 Juin 1954

Num_riser0070

Num_riser0071

Posté par Geo1710 à 22:30 - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 juin 2009

Un Boulevard branché !!!

Pour faire suite à l'article de Dan sur le boulevard de Strasbourg et le carrefour de la gare, http://havrais-dire.over-blog.com/article-32983005-6.html#anchorComment , voici une photo prise à la fin des années 50 depuis le carrefour en question, en direction du Palais de Justice.

Dès l'année prochaine, le Boulevard de Strasbourg va s'apprêter à changer radicalement de visage, avec l'arrivée tant attendu du tramway. Ce boulevard dédié aux affaires deviendrait presque à la mode, avec ces nombreux investisseurs qui veulent tous y installer leurs logements, leurs bureaux...

Fin 1950, les Trolleybus étaient les rois du pavé. Dans la partie Est du boulevard de Strasbourg, entre la rue Michelet et la rue Lesueur, on pouvait prendre (et on peut toujours prendre) les lignes 5 et 6 du trolleybus (aujourd'hui exploitées en bus). Vous remarquerez l'impressionnant reseau de cables aériens destinés à alimenter les trolleybus en électricité.

Pour la petite anecodte, les urbanistes d'après guerre n'ont pas souhaité que les trolleybus empruntent le boulevard de Strasbourg d'un bout à l'autre pour des raions esthétiques. C'est pour celà qu'ils étaient déviés par la rue Jules Lecesne pour rejoindre l'Hotel de Ville. Le même arugument à été utilisé à la fin des années 60 lorsqu'il fallait desservir le quartier de Caucriauville. La ligne 8 du trolleybus devait en effet rejoindre son nouveau terminus à Caucriauville, chose qui ne fut jamais réalisée.

En cette veille des années 2010, le tramway est utilisé par les urbanistes comme un outil de valorisation et d'aménagement paysagé...comme quoi, en 50 ans les mentalités peuvent changer radicalement !

043_001fefe

Le même endroit 20 ans plus tard, en 1980...  Les bus ont remplacé les Trolleybus. Ici, sur la ligne 4, un PR100.B aux couleurs de la CTPO (blanc et bleu marine) avec le logo de la ville du Havre, car en effet la CODAH n'existait pas encore à l'époque.

1192281494

Posté par Geo1710 à 14:14 - Les transports en commun au Havre - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 juin 2009

DOCKS VAUBAN ... Le Havre s'offre une nouvelle Cathédrale !!!

Entre deux Fêtes de la Musique et la rencontre inopinée de Jean Michel dans une cabane de plage, j'ai pris le temps, ce Dimanche, d'aller faire un tour du côté des Docks Vauban afin de constater l'avancée des travaux.

Je n'ai que deux choses à dire: Grandiose !!! mais il y'a encore du boulot !!!  Très honnêtement, je doute que les Docks puissent ouvrir en même temps que la Transat Jacques Vabre. Je ne parierai rien là dessus.

Voici les nouveaux immeubles qui s'élèvent derrière les Docks Café et les Bains des Docks...

RIMG0001

RIMG0004

Puis les Docks Vauban s'imposent à nos yeux. C'est un patrimoine considérable que les havrais vont découvrir ou redécouvrir. Un véritable monument industriel du début du XIXeme siècle, magnifiquement bien réhabilité par les architectes Reichen & Robert.

RIMG0007

RIMG0006

Des petits cubes rouges ornent la façade Sud des Docks. De ce côté là il y a encore beaucoup de travaux à réaliser...

RIMG0008

Une des entrées encore en chantier...visiblement,dans certains secteurs, les Docks proposeront plusieurs étages de commerces.

RIMG0010

Zoom indiscret sur l'intérieur...

RIMG0011

Des fixations de Auvent ont été installé tout le long de la façade Sud des Docks, côté quai de la Réunion.

RIMG0014

Gros plan sur la charpente en bois d'origine, merveilleusement bien restaurée

RIMG0016

Les ravalements récents mettent en valeur la brique rouge des Docks. Les petits cubes rouges en verre rappelent les conteneurs du port actuel: la rencontre entre deux mondes.

RIMG0018

RIMG0017

Le Cinéma multiplexe GAUMONT VAUBAN. Le Havre s'offre ainsi le plus grand et le plus moderne cinema de son histoire. 12 Salles dont 2 salles géantes (parmi les plus grandes de l'enseigne Gaumont), accessibles via des Escalators 4 salles en images numériques et le reste équivalent aux plus grandes salles du multiplexe de MontivilliersMontivilliers. La décoration intérieur est dû au couturier Christian Lacroix...bref, le luxe !

RIMG0019

RIMG0020

RIMG0025

RIMG0027

Subtile mariage entre le passé et le présent

RIMG0021

RIMG0023

RIMG0026

RIMG0029

Entre les Docks Océane (le Zénith havrais), et le Multpilexe Gaumont, nous découvrons un parking silo de 4000 places avec commerces en rez de chaussée. Du 6eme niveau du parking, la vue sera impressionnante.

RIMG0022

Personnellement j'aime bien ces lignes jaunes et rouge. Ca ne me choque absolument pas, au contraire...

A l'origine, ces parkings ne devaient pas être aussi hauts. A l'origine il n'était pas prévu de faire des commerces en Rez de Chaussée.

RIMG0028

Vue d'ensemble du parvis du Cinéma "Gaumont Vauban". On a vu les choses en grand !

RIMG0030

Gros plan sur une allée de "service", située sous le parking Sud. Cette allée donne accès aux plate-forme de livraison et à la scène des Docks Océane.

RIMG0031

Au fond, le Multiplexe Gaumont...

RIMG0032

L'arrière du Multiplexe Gaumont...

RIMG0035

Regard indiscret sur l'intérieur des Docks...un avant goût de ce que nous découvriront dans quelques mois. Pour l'instant, rien est encore terminé.

RIMG0037

La sortie du Multiplexe Gaumont devrait se faire à l'intérieur des Docks...

RIMG0038

RIMG0039

Juste derrière, l'entrée des Docks Océane...

RIMG0040

Gros plan sur la façade Nord, côté Bassin Vauban. Ici, c'est la la brique jaune qui domine.

RIMG0042

RIMG0044

RIMG0045

Une des verrières qui constitue une des entrée aux Docks

RIMG0048

Le parking face au Bassin Vauban. Au fond, le nouveau siège social de Groupama Transport.

RIMG0047

Au Nord des Docks, un autre parking silo sur 6 niveaux peut contenir plusieurs milliers de voitures.

RIMG0049

RIMG0050

Pas de doutes, le centre commercial des Docks Vauban sera un centre commercial unique en sont genre. Un véritable monument dans la ville. Rares sont les villes qui ont la chance de s'offrir, en ce début de XXIeme siècle, un patrimoine vieux de presque 200 ans.

Posté par Geo1710 à 01:14 - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 juin 2009

"Fest der musik" sur l'avenue Foch... :-(

Aujourd'hui 21 Juin 2009, premier jour de l'été. Pour l'occasion, l'avenue Foch à été transformée en scène géante ou tous les styles de musiques se côtoient.

L'avenue Foch à toujours attiré l'attention des groupes de musiciens. Ainsi, pendant l'occupation, chaque après midi, la fanfare de l'armée Allemande défilait sur cette avenue, de la plage à l'Hotel de Ville. Ce spectacle était accueillis très froidement par les havrais qui y voyaient là, une marque d'arrogance de l'occupant... heureusement les temps ont bien changés.

Num_riser0037

Posté par Geo1710 à 14:18 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 juin 2009

Il y'a 69 ans - le 18 Juin 1940, une voix s'élevait depuis Londres

La photo ci-dessous a été prise au moment de la déclaration de la guerre, en Septembre 1939. Les Havrais étaient très nombreux à se bousculer, angoissés, devant les grilles de l'Hotel de Ville pour lire l'ordre général de mobilisation... Heureusement moins d'un an plus tard un autre Général inconnu des Français, Le Général De Gaulle, redonna une lueur d'espoir à la France: le fameux "Appel du 18 Juin 1940" énoncé par la radio BBC depuis Londres...  Ce n'est qu'à partir de la libération en 1944 que les français ont pu mettre un visage sur cette voix.

Devant l'Hotel de Ville du Havre en Septembre 1939:

Num_riser0030

Appel_du_18_juin_1940_2

Posté par Geo1710 à 22:27 - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 juin 2009

Le Havre qui se retrouve... d'un tram à l'autre

Depuis quelques années, Le Havre est en train de vivre une métamorphose sans précédent dans tous ses quartiers. Mais dans une ville qui change vite, peut être trop vite, certains repères disparaissent ou se transforment. Avec le tramway, gros projet de 3 prochaines années, c'est Le Havre qui se retrouve tel qu'il était ou presque il y'a 60-70 ans. En 2012, notre ville sera dotée d'un véritable petit "Métro de surface".

D'une ville envahie par les voitures, la cité Océane va se transformée en ville beaucoup plus pietonne, mais sans oublier les automobilistes. Heureusement Auguste Perret à prévu des larges avenues ou pourront cohabiter à merveille tous les modes de transport.

En 2012, Les anciens havrais vous le diront, il faudra être attentif à la cloche des trams ! dong dong ...

Le Palais de Justice et le boulevard de Strasbourg de 1932 à 2012. C'est comme si le tramway avait toujours existé !

779_001

ScreenShot631

IMAGE : Atelier REICHEN & ROBERT architecture et urbanisme - http://www.reichen-robert.fr/

Posté par Geo1710 à 21:40 - Les transports en commun au Havre - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Page suivante »