11 novembre 2009
Tout beau, tout neuf !
Avant la guerre, l'actuel "Vieux Havre" était considéré comme le "Nouveau Havre". En effet, dès la fin du XIXeme siècle et jusqu'au début du XXeme siècle, les quartiers Danton, Sainte-Marie, Ormeaux et Rond Point, ont vu l'édification de milliers d'immeubles de rapport en brique jaunes et rouges avec pour certains des ornementations en pierre de taille, ceci afin de faire face à l'accroissement de la population.
Par chance, les bombardements massifs de Septembre 1944 ont épargné beaucoup de ces immeubles et aujourd'hui, au gré des ravalements, ce sont de petits bijoux architecturaux qui renaissent à nos yeux...
Ci dessous, un immeuble de la rue Jules Tellier tout juste terminé et occupé par ses premiers propriétaires. Sur la gauche, les palissades de chanteir d'un nouvel immeuble.
Je n'ai malheureusement pas retrouvé de traces de cet immeuble. Peut être à t'il été détruit, peut être se trouve t'il dans une autre rue ? Je lance l'enquête !
02 novembre 2009
La Gare à Meyer...
La Gare du Havre, exemple typique de l'architecture Art Déco des années 1930. Beaucoup de gens croient que cette gare date de la reconstruction Perret alors que celle-ci à été réalisée en 1932.
Ci dessous, la Gare du Havre avec son beffroi, après la guerre. En arrière plan, nous apercevons la longue façade des Docks Vauban, qui étaient encore loin de devenir un centre commercial. Sur la gare, une publicité annonce la V eme foire expo du Havre.
La reconstruction de la gare du Havre était un projet qui tenait particulièrement à coeur à notre grand maire de l'époque, Mr Léon Meyer. Ce dernier fut un de ces maires "bâtisseurs" comme le fut Pierre Courant après la guerre et Antoine Rufenacht actuellement.
Ci dessous, autre vue prise après la guerre depuis l'hôtel Terminus. En arrière plan, à l'emplacement du Novotel, l'Hotel Printania. Ce dernier, désaffecté depuis les bombardements de 1942 attend sa démolition.
La photo ci dessous à été prise lors de l'inauguration de la nouvelle gare du Havre en 1932. Vous pouvez y voir de droite à gauche, le maire Léon Meyer, qui fut maire du Havre jusqu'en 1940. Au centre, le sénateur René Coty, dont personne ne se doutait qu'il allait devenir un jour Président de la 4eme République. Sur la gauche, Raoul Dautry, directeur de la compagnie des chemins de fer de l'Etat et initiateur du projet de reconstruction de la Gare du Havre. C'est notamment lui qui à imposé le choix d'Henri Pacon comme architecte en chef pour son projet sobre et élégant et avec une monumentalité représentative de l'époque.
Ce projet à tout de suite eu son lot de détracteurs et d'admirateurs. Parmi ces admirateurs, Adolf Hitler, le chancelier du IIIeme Reich, qui se pique de connaissances en architecture, au point qu'il ordonne la construction d'une réplique quasi exacte pour la gare de Bertschesgaden, lieu de sa résidence de vacances...Cette dernière info pour le moins étonnante est issue de l'ouvrage de Jean Legoy "Le Peuple du Havre et son histoire - croissances et crises"
Ci dessous, le plan de la nouvelle Gare du Havre et de son quartier. Vous pouvez remarqué le tracé des lignes de tramways qui desservaient le quartier (lignes 1-3-4-6-8). Un véritable pôle multimodal comme on l'appelerait aujourd'hui !
En pointillés, vous remarquerez l'emplacement de l'ancienne gare.
01 novembre 2009
"LH RATHAUS PLATZ!"... 20 ans après
Pour faire plaisir à certains d'entre vous et coller à l'actualitée, voici d'autres photos du Havre des années Eighties (1980/1990).
Jusqu'en 1989, la Place de l'Hotel de Ville avait conservé son aspect d'après guerre avec une chaussée centrale démesurément grande, conçu pour une ville de plus d'1 millions d'habitants. Difficile de comparer notre magnifique place d'aujourd'hui, désormais exclusivement réservée aux piétons et aux bus (bientôt aux tramways) avec celle d'il y'a 20 ans.
Dans les années 80, la Place de l'Hotel de Ville n'avait pas encore ce rôle de "place principale" du centre-ville. Il ne faisait pas bon y flâner au milieu d'un flot constant de véhicules et d'autobus ! Certains commentaires peut élogieux comparaient cette chaussée centrale, à l'Alexanderplatz de Berlin. 20 ans après la chute du mur, Le Havre tout comme Berlin ont profondément évolué mais ces deux villes ont toujours le poids de l'histoire gravé dans leurs chaires...
http://www.deezer.com/listen-3090549
27 octobre 2009
Un Palais Fantomatique... [1945]
Il existe bien peu de photos du Palais de Justice du Havre au lendemain de la libération. Pourtant celui-ci à bien faillit totalement disparaître sous les bombardements de l'été 44.
Voici l'unique image que j'ai trouvé de notre palais de Justice au lendemain de la guerre. Fenêtres explosées, toiture arrachée par le souffle des explosions, façade criblées d'impactes et noircie par les incendies. Aujourd'hui encore, la façade témoigne de cet épisode de l'histoire. Par endroits, les trous causés par les explosions ont été grossièrement rebouchés.
Comme le prouve cette image, toute la partie située entre le Palais de Justice et le Bassin du Commerce n'était que ruines...
Image à mettre en rapport avec l'article publié recemment par Laurent DUREL: http://lehavre-archives-durel.blogspot.com/search/label/11%20-%20Le%20lion%20du%20Palais%20de%20Justice
25 octobre 2009
Tramway ligne 2 - (1947) - en zone sinistrée
Ces quelques images proviennent d'un film tourné au Havre en 1947. Vous pouvez y voir une rame de la ligne 2 composée d'une Motrice H47, toute neuve et de sa remorque, neuve elle aussi. Après la guerre, le réseau CGFT du Havre à en effet commandé une dizaine d'exemplaires de ces motrices pour ces 7 lignes remises en service après la guerre. Sur les 110 motrices d'avant guerre, il n'en restait plus qu'une petite moitié capable de circuler au lendemain de la guerre. Malgré leur remise en état par les mécaniciens du réseau, le réseau du Havre avait bien besoin d'un renouvellement de son matériel.
Pour vous situer nous sommes ici entre la Place Thiers (que l'on aperçoit au fond) et la Place de l'Hotel de Ville (terminus de la ligne 2 depuis Octobre 1944). Sur la gauche, la cité commerciale provisoire (au niveau de l'actuel agence HAVAS, Café LE DEAUVILLE, magasins EURODIF et CODET). Sur la droite, mais on ne la voit pas, la Banque de France.
Ces motrices de type H47 (HAVRE1947) ont circulé seulement 4 petites années sur le réseau. Certaines d'entres elles ont été envoyées sur le réseau d'Hanoï lorsque les trams du Havre ont été remplacés par des bus et Trolleybus. Un beau gachis, reproduit dans toutes les grandes villes de France entre 1945 et 1960 !
Malgré celà, il faut saluer le travail accomplit après la guerre pour remettre en service un réseau de transport efficaces qui contribua grandement à l'effort de reconstruction. Le Havre, qui était pourtant la ville la plus sinistrée de France à réussi à prolonger la vie de ses tramways jusqu'au début des années 50 alors que des villes comme Paris ou Orléans l'avaient déjà supprimé au milieu des années 1930. Au Havre, des portions de lignes ont été entièrement reconstruites pour être supprimées quelques années plus tard.
L'avenue Réné Coty au début des années 80
Une des avenues les plus commerçante du Havre dans les années 80... (clin d'oeil à Jean Michel)
En direction de la Place Thiers...
18 octobre 2009
Docks "Haut" Vent...
Ce Samedi, comme beaucoup de havrais, je suis allé découvrir le nouveau centre commercial des Docks Vauban. Voici quelques photos prises depuis le 6eme étage du parking Océane, préfigurant la vue qu'il y'aura depuis la futur Tour Jean Nouvel... une chose est sure, de la haut, ca souffle fort !
La CCI et notre bateau feu, transformés en supports publicitaires vantant l'avenir du Havre...
La gigantesque toiture des Docks Vauban...
L'emplacement de la futur Tour CMA CGM...
Le centre ville, ses grues de chantier, le quotidien dans le paysage havrais des années 2000.
Le World Trade Center sans les tours...
Le PAH (GPMH), le quai de Southampton et le terminal Transmanche
Les Bains des Docks:
Le bassin Vauban, futur port de plaisance...
Le quartier d'affaire de la Gare, le centre-ville reconstruit en arrière plan.
La foire Saint Michel, sa grande roue, ses manèges à sensations
Autre verrière, celle de la Gare du Havre.
L'emplacement de la futur Tour Jean Nouvel... le chantier continu !
10 octobre 2009
Une DS dans les rues du Havre: Ambiance 1950'
Quoi de plus significatif qu'une DS dans les rues du Havre pour symboliser la France de l'après guerre ?
Cette vue prise depuis le quai Georges V présente Le Havre à la fin de la reconstruction. Les lignes de l'architecture Perret se mêlent aux belles carrosseries des années 40-50.
Pourtant, des vestiges du passé s'offrent encore à nos yeux. Outre le monument aux morts que tout le monde connaît, sur la gauche on apperçoit l'ancienne passerelle du commerce, gravement endommagée par les bombardements et remplacée par une passerelle ultra moderne à la fin des années 60.
En arrière plan, l'emplacement du Grand Théâtre qui deviendra plus tard le Grand Volcan. Si nous pouvons avoir des idées divergentes au sujet du Volcan, il faut avouer que de loin, ce dernier donne une belle allure à la perspective du bassin du Commerce.
Et voici à quoi devrait ressembler le quai Georges V dans 2 ans. Des travaux seront réalisés parallèlement au tramway pour transformer ce quai historique en véritable lieu de promenade.
image Ateliers Lion, architectes & urbanistes
Et pour le plaisir, une autre photo d'un DS dans les rues du Havre reconstruit. Ici sur l'Avenue Foch, avec un arrière plan l'ilot S29 (clin d'oeil à Arnaud ;-) )
08 octobre 2009
Marchons le long du Palais...
Le Palais de Justice après la guerre était un des rares monument à avoir traversé les quelques 157 bombardements subis par la ville du Havre, sans dommages irrémédiables. Pas de dommages irrémédiables, même s'il à bien faillit disparaitre. En 1941, une bombe à détruit un des deux lions qui encadrait les escaliers du Palais de Justice. Plus tard en Août 1944, une autre bombe de 300 kg à traversé la toiture pour exploser dans le Grand Hall des pas perdus.
Ce fut également le cas de l'immeuble situé juste derrière sur la photo. Ce dernier à été touché par 3 bombes entre 1940 et 1944 perdant à l'occasion ses deux derniers étages. On remarque qu'au moment de la prise de vue, une grande toiture provisoire avait été mise en place pour éviter d'inonder les étages inférieurs.
Autre détail qui à son importance, les Obélisques. Ceux ci ont été retirés en même temps que les statues des Lions, dont on aperçoit encore un des socles. Ces obélisques ont disparu au profit de la prolifération automobile qui envahit aujourd'hui les trottoirs du Boulevard de Strasbourg.
Mais patience, dans quelques mois le Boulevard de Strasbourg aura repris son visage d'antan grâce au tram, mettant ainsi en valeur notre magnifique Palais de Justice rénové il y'a quelques années.
05 octobre 2009
LE HAVRE 89 Bvd de Strasbourg: Un Siège de prestige !
Il y'a quelques semaines je vous parlais du 89 Boulevard de Strasbourg, siège de la Compagnie Générale Transatlantique jusqu'en 1978 et de France Télécom jusqu'en 1991. http://lehavrephoto.canalblog.com/archives/2009/08/13/14734766.html
Dans ce décor de rêve ou le voyage à bord des paquebots s'affichait en vitrine, toutes les personnes qui ont eu la chance d'y pénetrer ne l'on jamais oublié. C'est le cas de Mr Jacques GUILLERME, ancien salarié de France Télécom et petit fils d'un employé de la Transat, qui à connu le 89 Bvd de Strasbourg du temps de la FRENCH LINE et plus tard en tant que salarié de la célèbre entreprise de télécommunications.
Mr Jacques GUILLERME qui rédigeait à l'époque une gazette interne intitulée "La Plume Bavarde", m'à fait le plaisir de m'envoyer une copie de celle-ci que je partage avec plaisir aujourd'hui sur ce blog.
JE CITE:
Il est rare pour une demeure d'être successivement le siège de deux entreprises aussi prestigieuses. Le 89 Boulevard de Strasbourg au Havre fut occupé de 1905 à 1978 par la Compagnie Générale Transatlantique, alors première compagnie de navigation en France et, depuis 1978, par France Télécom, l'une des premières entreprises française.
Ci dessus, la vitrine de 1936, donnant sur le Bvd de Strasbourg
Juillet 1964, Jacques est fier et impressionné de pénétrer pour la première fois à l'intérieur de cette grande bâtisse. Il est souvent passé devant pour regarder les vitrines ; mais jamais il n'à osé entrer.
Aujourd'hui, son grand père, Eugène B. doit se rendre au 89 boulevard de Strasbourg, siège de la Compagnie Générale Transatlantique, afin de remplir des papiers pour sa retraite et il a emmené Jacques avec lui. Après avoir admirer une fois de plus la vitrine ou se trouve une maquette du paquebot FRANCE, il pénétrent à l'intérieur en passant sous le porche de marbre marqué du sigle de la compagnie: les trois lettres CGT entrelacées au dessus de la mention THE FRENCH LINE.
Au rez-de-chaussée à droite se trouve un guichet ou trois agents reçoivent les clients qui viennent réserver leurs places pour un prochain voyage. Sur le mur, une grande photo des gratte-ciel de Manhattan ne laisse aucun doute sur la destination du voyage. En empruntant l'escalier, Jacques peut admirer toutes les boiseries sculptées aux emblèmes de la Transat.
Ci dessus, les bureaux de réservation situés au rez de chaussée
A l'étage, ils se rendent au service de la comptabilité, en traversant une grande pièce occupée par une douzaine de bureaux. Il s'agit du service commercial qui gère les navires et les marchandises provenant de toutes les régions du Monde. Le bureau 25, ou se trouve la comptabilité est une pièce coupée en deux par un guichet surmonté d'un grillage avec deux petites ouvertures. Celà fait penser aux banques que l'on voit dans les Westerns. Trois messieurs en costume strict avec cravate sont installées derrière de vieux bureaux en bois.
Une partie du service commerciale de la Transat.
Après quelques formalités, ils pénètrent dans une vaste pièce éclairée par une grande baie vitrée. Au fond, un homme que Jacques prend pour le chef, est installé à un splendide bureau de style, entouré de chaises et de fauteuils "Art Déco" provenant certainement d'un paquebot. Peut-être "l'ILE DE FRANCE" dont la maquette se trouve dans la pièce. Derrière, trône une énorme cheminée en chêne avec des colonnes de marbre et une pendule au dessus du foyer. Jacques apprendra bien plus tard qu'il s'agissait de la cheminée du grand salon de "LA PROVENCE". En redescendant, Jacques ne se doutait pas que 30 ans plus tard, il emprunterait ce même escalier.
1991, Jacques à 44 ans. Il travail à FRANCE TELECOM. Lorsqu'il se rend au 89 Boulevard de Strasbourg, ce n'est plus pour voir le siège de la "Compagnie Générale Transatlantique", mais "l'Agence Commerciale du Havre".
Curieuse destinée pour cette bâtisse dont la construction remonte à 1900. En 1905, la "Transat" l'achète pour en faire son siège principal. elle est bien placée, à quelques dixaines de mètres de l'Hotel de Ville, de la sous Prefecture et de la Bourse. A égale distance du pouvoir politique et du pouvoir économique. Durant 70 ans, l'histoire de cette demeure se confondra avec celle de la première compagnie de navigation Française. De 1905 à 1914, la "Transat" s'éfforcera de se hisser au niveau des autres compagnies étrangères; la CUNARD, la WHITE STAR, la HAMBURG AMERIKA, la NORDDEUTSCHER LLOYD etc... puis entre 1919 et 1939, ce sera la période faste.
Grâce à la beauté de ses navires, la TRANSAT fera jeu égal avec ses riaux. Elles les surpassera même avec le NORMANDIE. Cette puissance aura des répercussions sur la bâtisse qui sera la vitrine de la compagnie auprès du public. Vers 1935 on construira une façade au dessus de la porte d'entrée avec tous les symboles de la CGT. La décoration intérieure s'inspirera de la mode "Art Déco" qui avait déjà envahi les paquebots.
Après la guerre, malgré la perte de nombreux bateaux, la compagnie sera encore très présente sur toutes les mers du globe. Mais aucun travail de modernisation de la bâtisse ne sera entrepris. Avec la disparition du FRANCE, le 89 Bvd de Strasbourg est de moins en moins fréquenté. En 1975, la TRANSAT, qui à fusionné avec les "MESSAGERIES MARITIMES", décide à regret de se séparer du batiment. Ce fut très dur pour tous ceux qui y travaillèrent durant trois quarts de siècle. Mais qui pouvait se permettre de racheter une demeure de cette taille ? Impossible de transformer ces pièces en appartements à cause de la hauteur des plafonds.
Quelle entreprise serait asser riche pour l'acquérir et la restaurer ? Allait-elle comme tant d'autres demeures de ce quartier sombrer dans l'oubli et la détérioration ? Non car le destin en avait décidé autrement. Nous sommes en 1978 et les Télécoms, qui sont alors en pleine expansion décident de créer des "Actel". Ces nouveaux établissements devront se trouver dans les centre des villes et donner la meilleure image possible aux usagers ainsi qu'un service de qualité. Après étude de la Direction Régionale, le 89 Bvd de Strasbourg fut retenu, du fait de sa position au centre-ville et de sa taille. Des réaménagements furent réalisés à l'intérieur. Sur la façade, on se contenta de remplacer les sigles de la Transat par ceux des Télécoms. Mais en 1989, devant l'augmentation du nombre de clients et pour améliorer son image, FRANCE TELECOM entreprit d'importants travaux à l'intérieur et à l'extérieur.
Ci dessous, les bureaux de France Télécom dans les étages supérieurs...
On supprima la grande vitrine Art Déco de 1936, on redonna aux pierres leur couleur blanche permettant à la façade de retrouver son aspect d'origine. Aujourd'hui, Jacques doit faire appel à sa mémoire pour se souvenir de la demeure de 1964.
Ci dessous, les locaux France Télécom pour l'accueil du public, ex bureaux de réservation du temps de la Transat
La porte d'entrée encadrée de ses deux vitrines est toujours là mais rien n'est plus pareil. Les symboles de FRANCE TELECOM ont remplacés ceux de la TRANSAT. Disparus le marbre de la vitrine, les lettres argentées "COMPAGNIE GENERALE TRANSATLANTIQUE", les trois lettres entrelaçées CGT, le sigle FRENCH LINE et le drapeau blanc à lettres rouges de la Transat. Place à la pierre blanche, aux deux logos de FRANCE TELECOM, aux trois stores de forme arrondie, bleu TELECOM et à l'enseigne de FRANCE TELECOM située au dessus de la porte.
La façade de France télécom depuis 1989. Photo à comparer avec la première, la façade de 1936...
A l'intérieur, rien ne rappelle la présence de la TRANSAT. Pourtant, pour beaucoup de Havrais, le 89 Boulevard de Strasbourg évoque encore l'époque ou les plus beaux paquebots du Monde venaient dans le port du Havre: PROVENCE, ILE DE FRANCE, CHAMPLAIN, PARIS, NORMANDIE, LIBERTE, FLANDRES, FRANCE et les autres. Ils ont tous eu leur maquette dans l'une des vitrines aujourd'hui occupées par les nouveaux postes téléphoniques ALTO, SOPRANO, CHORUS, CONTACT, AMBIANCE...
Jacques GUILLERM,
1991.
Depuis cette date, France Télécom à également quitté les locaux du 89 Boulevard de Strasbourg au profit de plus petites agences dans toute la ville. La batiment à été racheté il y'a une bonne dixaine d'années par le département de la Seine Maritime pour y installer des bureaux. La façade n'à guère changée depuis 1989.
Un grand merci à Jacques Guillerme pour cette précieuse documentation.








































