30 octobre 2008
UN SIECLE DE CINEMA AU HAVRE [1]
Plus de soixante films tournés, dont une bonne partie mondialement connus, griffés entre autres par Bunuel, Carné, Renoir, Vigo, Oury. La ville du Havre a été pour la plupart des réalisateurs bien plus qu'un simple décor. Entre la cité Océane et le cinema, c'est un long travelling complice.
Revenons en images sur les principaux films tournés au Havre depuis le début du XXeme siècle, jusqu'à aujourd'hui.
1928: Luis Bunuel - UN CHIEN ANDALOU
UN CHIEN ANDALOU est le plus célèbre film de l'époque surréaliste, mouvement qui a réunis dans les années folles (1920-1930) plusieurs artistes, écrivains, cinéastes, musiciens, comme André Breton, Salvador Dali, Luis Bunuel entre autres. Ce dernier à choisi la plage de Sainte-Adresse avec un arrière plan la ville du Havre, pour l'ultime scène de son film. Ce film particulièrement étudié par les lycéens aujourd'hui, nous promène dans un rêve (certains dirons un cauchemar) ou tout est irréel et fantasmé.
1933: Albert Préjean et Mary Glory dans LE PAQUEBOT TENACITY, de Julien Duvivier.
Dans Paris en proie à la crise, les films exotiques du samedi soir font rêver et des annonces mirifiques prétendent qu'au Canada, tout, est possible. Ainsi Bastien, un ouvrier, veut-il persuader son ami le timide Ségard, de partir là-bas avec lui. Ils gagneront toujours plus qu'avec la figuration de cinéma qu'ils en sont réduits à faire avec d'autres chômeurs. Ségard hésite, laisse le sort dire oui à sa place et les deux candidats à l'exil se retrouvent au Havre pour prendre le paquebot " Tenacity". Ils doivent attendre quelques jours et rencontrent le pittoresque père Hidoux, mi-clochard, mi-travailleur à temps partiel, qui revendique hautement sa liberté. Il leur conseille de loger à la pension Cordier. Effectivement, la patronne cuisine bien et la serveuse, Thérèse, est gentille. Ils font la fête " Chez Louisette ", un bouge où Bastien rencontre la belle Émilienne. Le jour dit les deux amis embarquent, avec quelques regrets pour Ségard, très attiré par Thérèse. Comme dit la chanson, " le départ c'est le renouveau ! "
Mais le bateau tombe en panne, revient à quai pour une semaine au moins Et Bastien prête maintenant attention à Thérèse, Ségard accentue sa cour pour maintenir son avantage. Un soir, pourtant Bastien, seul avec la jeune fille, la fait boire et elle se donne à lui. Ségard ne se doute de rien. Thérèse éprouve des remords, Bastien aussi pour qui, jusqu'à présent, toutes les femmes se ressemblaient Il décide de ne plus partir et de faire sa vie avec Thérèse. Il en avertit Ségard par une lettre qu'il lui fait remettre peu avant le départ par le père Hidoux, " L'amour, c'est plus fort que tout ", écrit-il pour se justifier.
Ségard, déçu en amitié et en amour, dit à Hidoux : "c'est la première fois qu'un vrai désir me vient de partir". Le bateau largue les amarres, pour de bon, cette fois, " Les chagrins traînent sur le quai, c'est défendu de les embarquer ", dit la complainte qui accompagne son départ.
http://www.cinema-francais.fr/les_films/films_d/films_duvivier_julien/le_paquebot_tenacity.htm
1938: LES CINQS SOUS DE LAVAREDE, de Maurice Cammage, avec Fernandel.
Convoqué chez son notaire, le sympathique Armand Lavarède apprend avec émotion qu'il hérite de trente millions de son cousin, et avec stupéfaction qu'il ne touchera cette somme que s'il réussit à effectuer le tour du monde avec seulement vingt-cinq centimes. L'épreuve sera surveillée par deux arbitres : un Anglais, Murlington, dont la ravissante fille, Aurett, ne semble pas insensible au charme particulier de Lavarède, et le propriétaire d'Armand, Mr Bouvreuil, rapace et intransigeant. En cas d'échec du légataire, la fortune sera partagée entre les deux arbitres.
Grâce à la complicité d'un virtuose du clavier, Lavarède essaie de monter sur le paquebot "Normandie" en se dissimulant dans une caisse à piano, mais il est démasqué par Bouvreuil. Un second subterfuge lui permet cependant d'effectuer la traversée, mais à son arrivée aux États-Unis, il est pris pour un ennemi public, échappe in extremis à la chaise électrique et gagne San Francisco, toujours aidé par Miss Aurett, toujours gêné par Bouvreuil. Un navire spécialisé dans le rapatriement des Chinois décédés emmène Lavarède déguisé en Fils du Ciel et étendu dans un catafalque.
Une escale à Calcutta semble abréger son voyage, mais ses tumultueuses amours avec la princesse Djali l'obligent à s'enfuir pour l'Égypte, travesti en danseuse et partageant le sort d'une troupe de bayadères. Du Caire, l'avion l'amène à Marseille et Lavarède accomplit la dernière étape, monté sur un vélo et arrivant au Parc des Princes en même temps que le vainqueur du Tour de France. Il évince définitivement Bouvreuil, reçoit l'héritage et convole en justes noces avec Miss Aurett.
http://fernandel.online.fr/films/cinq_sous_lavarede.htm
1938: LA BETE HUMAINE, réalisé par Jean Renoir sur une adaptation du roman d'Emile Zola.
Jacques Lantier est victime de pulsions meurtrières. Il ne se trouve bien qu’en compagnie de son chauffeur Pecqueux sur la Lison, sa locomotive à vapeur avec lesquels il fait la ligne Paris-Le Havre. Pour son malheur, il rencontre Séverine dont le mari Roubaud, sous-chef de gare du Havre, vient d’assassiner Grandmorin, le parrain de la jeune femme à qui elle avait cédé. Séverine devient sa maîtresse et bientôt elle suggère à Lantier de supprimer son encombrant mari. Sous l’empire d’une psychose, c’est elle qui est tuée.
VIDEO: L'arrivée en Gare du Havre: http://fr.youtube.com/watch?v=p7EdZVJ-YQI
1938: QUAI DES BRUMES de Marcel Carné...
Quelques images du Havre de 1938 extraites du film:
Jean (Jean Gabin), un déserteur de l'armée coloniale, arrive au Havre d'où il veut quitter la France. Dans le bistrot de Panama, un original, il fait la connaissance de Nelly (Michèle Morgan), jeune fille mélancolique terrorisée par son tuteur Zabel (Michel Simon) qu'elle soupçonne d'avoir assassiné Maurice, son amant. Pour défendre Nelly, Jean tue Zabel. Alors qu'il s'enfuit pour le Venezuela, il est assassiné par Lucien (Pierre Brasseur), un jeune truand local dont il s'est attiré la haine.
1939: Michel Simon et Jean Baumer montent l'escalier roulant de la Gare Transatlantique, dans PARIS - NEW YORK, d'Yves Mirande.
Au Havre, des passagers embarquent à bord du paquebot «Normandie», qui doit appareiller pour New York, où se tient l'Exposition universelle.
Parmi eux, le manager Sinclair et sa protégée, Miss Deauville, qui partent à la conquête de l'Amérique, Billingham, un banquier américain, accompagné de sa fille Jane, Paul Landry, un jeune journaliste sans le sou, amoureux de Jane et Lambert, un privé, garde du corps de la même Jane.
L'inspecteur Boucheron, quant à lui, est chargé de la sécurité du «Régent», un fabuleux diamant qui doit être exposé à New York. Il y a là aussi Léopold Castagnières, qui fait passer Gaby, sa maîtresse, pour sa secrétaire. Mais au cours du voyage, un banquier cousu d'or se volatilise, ainsi que le «Régent».
A SUIVRE...
29 octobre 2008
Avant première
Juste un petit passage pour vous annoncer la publication prochaine (certainement demain) d'un article intitulé "Un Siècle de Cinema au Havre"...
Pour faire dans le style "remerciements cinematographiques"...Je tiens à remercier Jake sans qui cet article n'aurait jamais pu voir le jour. C'est en effet "Jake", que tout le monde connait pour son blog et ses commentaires enrichissants, qui m'a gentillement offert un double du magazine municipal "Cité" (l'ancêtre d'Océane) numero 106 de juin 1995, contenant une mine d'information sur l'art cinematographique au Havre durant tout le XXeme siècle.
Voici la couverture de ce magazine. Ca rappelera des souvenirs à certains :-))
23 octobre 2008
1960: Le sémaphore américain, la petite plage, le quai des Abeilles...
Cette photo prise au début des années 60 nous présente la jetée du Perrey avec l'ancien sémaphore, le sémaphore reconstruit provisioirement par les Américains après la guerre. Ce sémaphore fut le premier en Europe à être doté d'un radar de navigation pour faciliter l'entrée et la sortie des navires. Ce batiment fut remplacé dans les années 70 par la tour que nous connaissons aujourd'hui...
Sur la gauche, face au musée Malraux, la "petite plage" puisque c'est ainsi que la nommaient les havrais. Vos parrents ou vos grands-parrents vous en ont forcement parlé. L'ancienne plage de l'Hotel Frascati était très appréciée et très fréquentée par les havrais, notamment par les plus petits car la houle était faible et surtout, c'était une plage de sable ! La petite plage à été remplacée en 1999 par une vaste esplanade engazonnée et paysagée, très appréciée également.
Enfin, autre détail qui se fait de plus en plus rare: Les Abeilles le long de la Chausée John Kennedy. Recemment celles-ci ont été transferrées du côté du Môle Central.

Vue prise en 1954 depuis le quai des Abeilles...
21 octobre 2008
La plage du Havre à marée basse...attention, un bateau peut un cacher un autre !
Alors que l'hiver approche, voici quelques photos prises en Mai dernier, les pieds dans l'eau...
Après le passage du Porte-Conteneur, il ne vous reste plus qu'à courrir...vite, très vite ! La vague se forme vraiment au dernier moment !
Saint-Michel fantomatique...
Suite au poste de Rob consacré à l'église Saint-Michel sur son blog, dont voici le lien: http://lehavre.canalblog.com/archives/2008/10/15/10969666.html#comments , revenons à l'église Saint-Michel d'origine, et notamment à sa courte existance d'après guerre. Les ruines de cette eglise symbolisaient à elles seule le martyre de la ville du Havre pendant la seconde guerre mondiale. Malheureusement les restes du clocher on été dynamités en 1946 afin de laisser la place à la cité commerciale provisoire de la Place Thiers, puis à la nouvelle Eglise Saint Michel. Le chantier ne débuta qu'en 1959.
avec le recul, je trouve extrêmement dommage de ne pas avoir conservé ce clocher en ruines afin de garder une trace pour les générations futurs. Mais à l'époque, qui aurait voulu d'un souvenir aussi visible en plein centre de la ville ?
Pourtant à Berlin, le même cas de figure s'est présenté avec une église, la célèbre Kaiser-Wilhelm... seulement les Berlinois se sont tout de suite rnedu compte de la valeur symbolique de ces ruines... au Havre, on aurait pu envisager la même chose, en reconstruisant la nouvelle église Saint Michel à côté de l'ancienne, d'autant plus que l'actuelle Eglise Saint Michel à été reconstruite légèrement plus à l'Ouest que l'ancienne...
16 octobre 2008
C'était il y'a un peut plus de 50 ans...
Retour quai Joannes Couvert, un peut plus de 50 ans en arrière. A cette époque la Gare Transatlantique et le quai Joannes Couvert grouillaient de monde. Des dizaines de milliers de personnes travaillaient pour les compagnies maritimes de toutes nationalités, dont la French Line, la Cunard, la United States Line, Hapag Loyde etc...
Voici quelques photos de l'Ile de France, la "rue de la Paix de l'Atlantique" comme on le surnommait à l'époque tant ces aménagements étaient luxueux et le service digne des plus grands Palaces de la planete.
Ci dessous, la photo a été prise depuis l'avenue Lucien Corbeau, juste derrière la rampe d'accès aux plates formes supérieures de la Gare. Sur la droite on reconnait la Gare maritime de la United States Line, toujours utilisée de nos jours dans le cadre des grandes réunions du Port Autonome.
Autre vue de l'Ile de France, devant une des nombreuses grue "Caillard" qui s'élevaient tout le long du quai Joannes Couvert...
L'Ile de France, inauguré dans les années 1920, était un des rares grands paquebot de la Compagnie Générale Transatlantique à avoir survécu à la seconde guerre mondiale. De retour au Havre en 1949 après de très gros travaux de transformation à Saint-Nazaire, ce paquebot à tout de suite retrouvé sa clientèle d'habitué. Il faut dire que sa carrière fut exemplaire et très chanceuse. Il contribua au sauvetage de nombreux navires dont le celèbre paquebot Italien Andréa Doria, en plein Atlantique Nord...c'était dans les dernières années de sa carrière.
Ci dessous, photo prise en 1949 depuis la digue sud du port du Havre, lors de son "retour inaugural" après 10 années de bon et loyaux services soius les drapeaux alliés
Notez l'importante brèche dans la digue sud dû aux dynamitages par les Allemands en Aout 1944:
L'arrivée du Paquebot France précipita ca fin ainsi que celle du Liberté. L'ile de France fut vendu en 1959 à des férrailleurs chinois et participa entre temps a une célèbre film catastrophe d'Andrew.L Stone, "Panique à Bord" (The Last Voyage).
L'Ile de France, rabaptisé sous le nom de "Claridon" à réellement fait naufrage pour les besoins du film, la Metro Goldwyn Mayer ayant loué le paquebot aux propriétaires Chinois. Les explosions, le naufrage, la cheminée avant qui s'éffondre, tout était vrai. Voici quelques extraits de ce film qui fit une grand succès à travers le monde:
http://fr.youtube.com/watch?v=mpq88E97ZGw
14 octobre 2008
BLEVILLE, son église, sa place, ses trolleybus
Voici Bléville dans les années 1960. Cette ancienne commune annexée au Havre au début des années 50 à toujours été très animée. Son centre-ville (ou plutôt centre de quartier) accueil un grand marché hebdomadaire tous les Vendredi au centre d'une place très commerçante.
Bléville à beaucoup souffert des bombardements alliés qui visaient les batteries cotière et l'aéroport d'Octeville. Tout le secteur autour de l'église à du être reconstruit.
Ce qui caractérisait le Bléville de l'après guerre, c'était ses trolleybus, la ligne 6 en l'occurence. Cette ligne de trolleybus à remplacé en Juin 1951, la toute dernière ligne de tramway de l'agglomération havraise (la ligne 6). Enfin en 1970, le trolleybus laissa lui aussi la place à un moyen de transport que l'ont croyait plus moderne et surtout plus "souple": le bus.
Gros plan sur un employé de la CTPO (ex CGFT) photographié au terminus "Bléville" de la ligne 6 du trolleybus. Ce monsieur assurait parmis des centaines d'autres sous les couleurs de la compagnie, le rôle de poinconneur. On appercoit le conducteur "machiniste" à l'intérieur du trolleybus.
Remarquez sur la gauche, l'abribus amménagé à l'intérieur même d'un batiment, dans un style très "rustique". Cet abri à malheureusement disparu au profit d'un nouveau commerce.
13 octobre 2008
Vestiges de la Gare Transatlantique de 1935
On parle souvent de l'ancienne Gare Transatlantique, la majestueuse Gare qui accueillait les passagers avant leur embarquement sur le Normandie, l'Ile de France, la Paris... et bien malgré les bombardements, cette gare transatlantqieu n'à pas totalement disparu. Une annexe de l'ancienne gare s'élève toujours à l'Est de la Gare Transatlantique d'après guerre (celle qui accueillait le Paquebot France et qui va bientôt disparaître (si ce n'est déjà fait).
Les batiments blanc ci dessous abritaient une annexe des bureaux de la French-Line dans les années 1930. Ils faisaint partie intégrante de la gare d'Urbain Cassan (architecte en chef du projet).
Ces murs sont chargés d'histoire. ils ont "vu" le paquebot Normandie revenir victorieu avec le ruban bleu , ils ont également vu l'incendie du Lafayette (1938) et du Paris (1939), les bombardements de la gare Transtlantique en Juin 1944, mais aussi l'échouage du Liberté et l'arrivée du paquebot France...
En 1935:
Pendant l'incendie du Paris (été 1939)
Pendant la seconde guerre mondiale (clichés de la Luftwaffe):
Dans les années 60. Le paquebot France à remplacé le paquebot Normandie, dans la forme de radoub n°7:
Et voici d'autres photos de la gare Transatlantique faites cet été une semaine après le dépat du Dock Flottant...ce genre de photo rentrera bientôt dans l'histoire...(esperont qu'ils ne touchent pas au dernier vestige de la monumentale gare d'avant guerre !)
2008, fin de l'histoire...
10 octobre 2008
LE HAVRE VU DU CIEL [2] ... 1950, un centre-ville à deux visages
1950...
le centre ville s'il vous plait ?
L'étranger de passage au Havre en 1950 aurait pu poser cette question: Mais ou se trouve donc le centre-ville ? A cette époque, même si on venait qu'une montagne reculée du Tibet, on était pas sans ignorer que la guerre avait fait rage en Europe. Le Havre était avec Dresde, Berlin, Hiroshima... une de ces villes symboliques des destructions de la seconde guerre mondiale.
Le Havre était la ville la plus détruite de France. Près de 20 000 tonnes de bombes avaient table rase du centre-ville. Voici quelques vues aériennes prises en 1950...
6 ans après la fin de la guerre, certains quartiers dévasté par la guerre commencaient à renaitre de leurs cendres. En 1950, c'était le cas du quartier de l'Hotel de Ville. En revanche d'autres quartiers étaient encore en ruines, c'était le cas du Perrey ou de Notre-Dame.
Ci dessous, sur la droite (vers l'emplacement du Musée Malraux), derrière les ruines de l'Hotel Frascati, des barraquements qui servaient de logements aux milliers d'ouvriers venus des quatres coins de l'Europe pour reconstruire Le Havre. Parmi eux, beaucoup d'Italiens.
Entre 1944 et 1947 plus de 2 millions de mètres cube de gravas ont été retirés du centre-ville. Une partie de ses gravats ont été éparpillés dans l'arrière port et sur des champs reservés à Gainneville.
Mais la ville du Havre n'était pas morte. Malgré les destructions colossales, la vie avait repris dans les quartiers épargnés du centre. A la vue des photos ci-dessous, on aurait presque pu croire que cette ville avait été épargnée par la guerre...
Autrefois, simple quartier secondaire du centre-ville, le Rond-Point est devenu du jours au lendemain l'hyper-centre provisoire du Havre. Dès 1946 on pouvait y trouver les cinemas, les théatres, toute les administrations, la presque totalité des commerces de la zone sinistrée. Certains y resteront jusqu'à nos jours, c'est le cas du "Parrain Généreux" qui se situait rue de Paris avant guerre. Les immeubles, les appartements, les commerces sont divisés, séparés, tronqués afin de recueillir une maximum de personnes et de locaux dans un minimum d'espace. Entre 1944 et 1956 tout est bon pour se loger, une cave, un grenier. Les appartements sont réquisitionnés et découpé en un ou deux appartements. Les logements situés en Rez-de-Chaussé sont transformés à la hâte en commerces.
La photo ci dessous a été prise en 1950. On remarque au premier plan l'église Sainte-Marie et sur la droite, la rue de la Cité Havraise. Le tristement célèbre Tunnel Jenner est toujours en chantier. Le Cours de la République n'est pas encore prolongé.
En se rapprochant du centre reconstruit (en 1950 on disait le centre détruit), le vieux Havre s'étand devant nous. Paradoxalement, le Havre moderne d'avant guerre (les quartiers du 18eme et 19eme siècle), est devenu le vieux Havre d'après guerre. Ci dessous, au centre de la photo, le Lycée François Ier et sont aile Sud toujours sinistrée. En arrière plan, le quartier Thiers et l'Hopital Générale Gustave Flaubert.
Isolé au milieu d'un No-man's land de ruines, le quartier Saint-Vincent...miraculé des bombes. Tout est relatif, 50% du quartier à été détruit pendant la guerre notamment dans sa partie Sud.
L'image ci-dessous résume le mieux ce qu'était Le Havre en 1950. Une ville à moitié ancienne, à moitié reconstruite...un hyper-centre totalement détruit.
07 octobre 2008
2012: Un tramway nommé désire
Pour répondre à un commentaire laissé par Yannick ici: http://lehavrephoto.canalblog.com/archives/2008/10/05/10840852.html#comments , voici les premières images de ce que sera Le Havre en 2012.
Dans un tout petit peut plus d'un an débutera au Havre un chantier titanesque. 60 ans après sa disparition, le tramway circulera à nouveau dans les rues de notre ville. En fait, l'idée de construire un tramway ne date pas d'hier. Déjà dans les années 90, les politiques locaux ont envisagé la construction d'un transport en commun en site propre. Dans cette appelation ont regroupe les métros, funiculaires, tramway, les couloirs de Bus.
Le Havre étant une ville reconstruite avec des avenues très larges, l'urgence d'une politique de transport ne s'est pas fait ressentir dans l'immédiat. En 20 ans, l'agglomération havraise s'est considérablement périrubanisée au point que depuis les 9 dernières années la circulation automobile à augmenté de + 30 %. Si le centre-ville reconstruit à absorbé sans problème la recente augmentation de la circulation, ce n'est pas le cas du centre ancien et de la périphérie.
De leur coté, les transports en communs actuels gérés par la CTPO - Bus Océane, saturent aux heures de pointes et transportent toujours plus de monde (100 000 voyageurs par jour et 25 millions par an)
Ce n'est qu'au tout début des années 2000 que la municipalité et surtout l'agglo ont relancé le projet de "TCSP" (Transport en commun en site propre). De multiples études ont prouvé que la solution "Tramway" était la mieux adaptée à la situation havraise. En effet, le futur tramway desservira directement (à moins de 300 mètres), 88 000 habitants et 16 000 étudiants. De plus à plus long terme il est prévu de créer un véritable reseau de tramway, avec une ligne vers les quartiers Sud et une ligne vers Montivilliers (voir Goderville), via les voies de la LER avec pourquoi pas un prolongement vers Sainte-Adresse.
En 2012, La ligne (qui regroupera en réalité deux lignes) fera plus de 13 kilomètres et reliera la Plage (Porte Océane) à Caucriauville (Mont Leconte) d'une part et Mont-Gaillard/Bléville (Hopital de L'Estuaire) d'autre part, via l'Hotel de Ville, la Gare et le tunnel Jenner. Sur ce dernier point, un nouveau tunnel dédié au tramway sera creusé entre le quartier du Rond Point et la place Jenner.
Source: CODAH
A l'heure actuelle les études techniques ont commencé. Le plan définitif (emplacement des stations etc...) sera adopté en Février 2009. L'enquête publique sera lancée dans la foulée. Interviendra ensuite la consultation et le choix des entreprises. Le chantier débutera à la toute fin 2009 ou Janvier 2010.
En dehors du tram (moyen de transport à proprement parler), c'est un immense projet urbain qui accompagnera sa construction. Tout le centre-ville sera revalorisé avec un mot d'ordre: Priorité aux trams, bus, vélos et pietons. Pour exemple, la Place de l'Hotel de Ville et le boulevard de Strasbourg passeront de 4 voies à deux voies pour les voitures. Les trottoirs seront élargis et recouvert d'un pavage qui ira de l'Hotel de Ville au Parvis Saint-Michel. De nouvelles rues pietonnes feront leur apparition. Le Cours de la République, la Place du Rond Point, l'avenue Aristide Briand et la l'avenue du Maréchal Joffre seront complètement transformé à la manière de l'hyper-centre du Havre avec de vastes trottoirs ouverts sur les terrases de café et les magasins. Le Rond-Point devriendra une véritable place de centre-ville (un peut comme la Place Auguste Perret ou la Place Thiers)...
Pour mieux vous rendre compte de ce qui nous attend, voici quelques images que j'ai collecté dans la presse havraise:
La Station "PALAIS DE JUSTICE"
Une vaste place pietonne sera amménagée face au Palais de Justice, dans laquelle s'insérera la station de tramway. Le Boulevard de Strasbourg passera à deux voies en sens unique. Le flux de ciruclation seront déviés par la rue Jules lecesne et le Quai Georges V.
Le Quartier du Rond-Point et le Cours de la République :
Le Parvis Saint-Michel et la Place Thiers :
La Plage et le terminus "PORTE OCEANE" :
La Place de l'Hotel de Ville :





































































